LE QUÉBEC FRANCOPHOBE                     

 

 

Par

André Gouslisty

 

2008-2010- revisité en 2017

 

 

Oignez vilain il vous poindra ;

Poignez vilain il vous oindra.

Vieux proverbe français

 

 

 

Alors que le vilain de l’Ancien Régime Français, en France, après 1789 ( début de la Révolution Française ), va s’ennoblir et même s’anoblir, grâce aux guerres et aux armées  républicaines, grâce aux guerres et aux armées consulaires, grâce aux guerres et aux armées impériales et grâce à la création de la Noblesse d’Empire, le vilain de l’Ancien Régime Français, au Québec, après 1763 (année de la fin de la Guerre de Sept ans entre la France et la Grande-Bretagne et année de la cession de la Nouvelle-France à la Grande-Bretagne), va s’enfoncer dans sa vilenie, grâce au  Prêtre catholique (voir Histoire du Catholicisme Québécois) et grâce à l’Anglais protestant, qui le façonneront, l’instruiront avec parcimonie et lui apprendront à renier la mère Patrie. Ils, le Prêtre catholique et l’Anglais protestant, qui se haïssent en temps normal, s’uniront pour faire du vilain un francophobe, c’est à dire, dans le jargon de l’Église catholique, un laps et un relaps. L’Anglais protestant paiera le Prêtre catholique pour cela. L’argent soutenant la haine l’ardeur du prêtre en sera décuplée pour arracher du cœur du vilain français le peu d’amour de la Mère Patrie qu’il avait déjà et pour le convertir à la francophobie ecclésiastique. Ce n’est qu’à partir de 1960, sous la conduite de Jean Lesage (Premier Ministre du Québec), après une longue nuit de près 200 ans, que le Québécois de souche, le descendant du vilain de l’Ancien Régime Français, reprendra, en titubant, sa marche vers le progrès et renouera, très timidement, avec la Mère Patrie.

L’Église Catholique avait ses raisons d’être francophobe et de vouloir convertir le vilain de l’ancien régime français à sa francophobie. La France, bien que Fille Ainée de l’Église, avait souvent eu, au cours de l’histoire, avec sa Mère, sa Sainte Mère, des relations orageuses. Bien avant 1789, Philippe le Bel (1268-1314) l’avait humiliée et secouée. Après 1789, les Révolutionnaires l’avaient non seulement humiliée en lui interdisant d’exercer son sacerdoce sur le territoire de la République, mais avaient fait pire encore, ils l’avaient dépouillée de ses biens terrestres. Après la République, Napoléon (1769-1821) l’avait à son tour humiliée de nouveau en faisant venir à Paris le Pape (Pie VII) pour son sacre, mettant un terme à l’usage pour les Rois d’aller, à quatre pattes, se faire sacrer à Rome.

L’Anglais avait lui aussi ses raisons d’être francophobe. Il a toujours été contre celui qui voulait se tailler une hégémonie en Europe Continentale et la France tentait avec Napoléon d’asseoir une telle hégémonie, sans parler de la haine innée du protestant pour le catholique papiste.

La plupart des Québécois de souche, ces Français devenus sauvages avant qu’un sauvage ne devienne Français selon Mère Marie de l’Incarnation, ces vilains de l’Ancien Régime Français refaçonnés par le Prêtre et l’Anglais après 1763, aiment aujourd’hui se présenter au reste du monde comme des anges descendus du ciel, comme des chérubins, comme des séraphins. Il n’en est rien. Dans presque chaque Québécois de souche, au mieux, quand on gratte la surface, on constate qu’un Séraphin Poudrier sommeille.

Dès qu’ils entendent l’accent français, la plupart des Québécois de souche, surtout ceux des veilles générations, se ferment, se murent. Si le contact persiste, ils deviennent fous, d’une folie sourde, muette et c’est la mauvaiseté et la méchanceté innée et acquise qui remontent à la surface.

Nous nous proposons dans le présent essai de dégager les causes et les motifs de ce comportement odieux et méprisable en termes qui ne s’encombreront pas de diplomatie, jugeant cette dernière inutile.

Lorsque nous utilisons le terme « Québécois de souche » nous entendons par là le Québécois qui a été façonné par le Prêtre et l’Anglais.

En simplifiant beaucoup, on peut dire que le Québec Actuel est composé de deux grandes catégories de Québécois.

Ceux qui sont nés avant 1960, avant le début de la révolution tranquille et ceux qui sont nés après 1960, après le début de la révolution tranquille.

Ceux qui sont nés avant 1960, sont, pour la plupart, francophobes, pour avoir été façonnés par le Prêtre et l’Anglais.

Ceux qui sont nés après 1960, comme Gabriel Nadeau-Dubois (né en 1990) et Martine Desjardins (née en 1981), qui, n’ayant pas été façonnés, ni par le Prêtre ni par l’Anglais, n’ont ni n’affichent aucune francophobie contre nature. Au contraire ils semblent afficher une francophilie, plus normale, plus naturelle, plus dans le sens de l’histoire de la Nouvelle France.

En 1960, le Québec n’a pas passé brusquement, sans transition, des Ténèbres à la Lumière. On peut comparer la Révolution Tranquille à la lumière du Soleil. Celle-ci apparaît timidement à l’aube, atteint à sa plénitude vers midi, pour faiblir au crépuscule et enfin disparaître pour laisser la place à la nuit. En 2017, soit 57 ans après son début en 1960, on peut dire que la Révolution tranquille n’a pas encore atteint sa plénitude, son plein midi.

C’est contre la plupart des Québécois nés avant 1960, ceux qui ont été façonnés par le prêtre et l’Anglais, que le présent réquisitoire s’adresse.

Qui sème le vent récolte la tempête.

Qui veut insulter les autres, doit s’attendre à des ripostes de la part des insultés.

Nous avons pour certains Québécois, prétendument de souche française, les mêmes antipathies, que celles qui animent, contre tout ce qui est français, certains Québécois de souche, comme :

- Yves Lamontagne, Président du Collège des Médecins du Québec, psychiatre de brousse et de savane ;

 

- Pierre Dalphond, Juge à la Cour d’Appel du Québec, écervelé, la stupidité qui s’est fait chair ;

 

- Jean Comtois, ancien Doyen de la Faculté d’Administration de l’Université de Sherbrooke et ancien vice-recteur de l’Université de Sherbrooke, louche, au propre comme au figuré, au physique comme au moral, calomniateur, immonde, le vice qui s’est fait chair. « Si, certains ambitieux, pour s’élever, peuvent atteindre à tous les crimes, d’autres, pour monter peuvent descendre à toutes les bassesses » (Chateaubriand, Mémoires d’outre-tombe, Livre trente-deuxième, chapitre 13).  Jean Comtois, de l’Université de Sherbrooke et Québécois de souche, appartient à la seconde catégorie d’ambitieux.

 

Nous ne citons ici que les francophobes notoires que nous connaissons. Les autres, les hypocrites, les sournois, et ils sont nombreux, nous ne pouvons, par définition même, les citer.

Alors que la haine québécoise est viscérale, stupide, irraisonnée, notre antipathie n’est qu’une réaction non désirée mais obligée à la stupidité de beaucoup de Québécois.

Alors que les haines québécoises sont basées sur des blessures imaginaires, comme par exemple cette histoire que Louis XV aurait abandonné le Québec, alors que pendant la bataille des Plaines d’Abraham, l’élite commerçante canado-française tout comme d’ailleurs le haut et le bas clergé catholique, souhaitaient être sous la botte anglaise plutôt que sous la botte française, les nôtres (nos haines) sont basées sur des blessures réelles, ressenties, au plus profond de nous-même. Nous reviendrons sur ce point plus loin.

 

1. Il n’y a pas que des individus francophobes au Québec, des corps entiers, élus ou constitués, le sont aussi.

 

On peut citer à titre d’exemple comme corps francophobes au Québec, la Magistrature, le Barreau, le Collège des médecins et en général l’ensemble des ordres professionnels. On peut citer aussi le gouvernement du Québec, son Parlement, sa fonction publique.

Cette francophobie, que les Québécois de souche manipulent avec légèreté aujourd’hui, sera bientôt le motif premier de l’extinction de la race, si le mot race est un terme pouvant être utilisé pour qualifier cet ensemble, ce mélange pas mal bâtard d’individus que sont les Québécois de souche.

La France devrait en principe tourner le dos aux Québécois de souche, car elle ne récoltera, comme nous en avons fait nous-mêmes l’expérience, qu’ingratitudes et insultes.

Cet ensemble insignifiant que sont les Québécois francophobes de souche ne reprendra une certaine consistance que lorsqu’il ouvrira ces deux bras, non aux Maghrébins à qui il donne volontiers ses filles, mais aux Français de France.

 

2. Nous avons échoué, poussé par les vents capricieux du Destin, sur les rives du Québec, en 1967, comme une épave après un naufrage, sur une terre, que Jacques Cartier en la voyant pour la première fois, en 1534, devait la trouver « effroyable et mal rabotée » et qu’elle ressemblait « à la terre que Dieu donna à Caïn » pour le punir du crime d’avoir tué son frère Abel.

 

Nous avons échoué au Québec « comme un matelot naufragé qu’abandonne sur le rivage un flot sans pitié » (Chateaubriand, Mémoires d’outre-tombe).

Puis, par la suite, il a fallu subir les insultes et les injures d’un peuple, d’une nation, dont la première des lâchetés consiste à s’en prendre, contrairement aux lois sacrées de l’hospitalité, à l’étranger, au passant, au voyageur, à celui qui est sans défense, à celui qui cherche asile.

Mais nous pouvons dire, comme Chateaubriand, « Je me félicite aujourd’hui, d’avoir essayé du naufrage, entrevu la guerre, d’avoir partagé les souffrances des classes les plus humbles de la société, comme je m’applaudis d’avoir rencontré dans les temps de prospérité, l’injustice et la calomnie. J’ai profité à ces leçons : la vie sans les maux qui la rendent grave, est un hochet d’enfant. »

« Le ciel nous jette où il veut » écrit Chateaubriand à propos du rôle médiocre qu’on lui fait jouer à Gand, ville de Belgique, qui servit de refuge à Louis XVIII durant les Cent Jours de Napoléon.

 

3. Le Québec va devenir pour nous, une seconde mère-patrie, mais une seconde mère-patrie, « au sein de pierre, à la mamelle sans lait » (Châteaubriand, Mémoires d’outre-tombe)

 

C’est ainsi que le Québec, de par la volonté du ciel, va devenir pour nous une seconde patrie, une seconde mère-patrie, mais une seconde mère-patrie, « au sein de pierre, à la mamelle sans lait » (Chateaubriand)

Il nous manquera pour réussir dans cette nouvelle patrie, « une passion et un vice : l’ambition et l’hypocrisie » (Chateaubriand)

Nous avons survécu près de 50 ans, au naufrage qui nous a jeté sur les rives du Québec. Nous arrivons aujourd’hui à l’automne de notre vie. Nous arrivons aujourd’hui non pas au début de l’automne de notre vie mais à la fin de cet automne. « Un caractère moral s’attache aux scènes de l’automne écrit Chateaubriand dans ses Mémoires d’outre-tombe ces feuilles qui tombent comme nos ans, ces fleurs qui se fanent comme nos heures, ces nuages qui fuient comme nos illusions, cette lumière qui s’affaiblit comme notre intelligence, ce soleil qui se refroidit comme nos amours, ces fleuves qui se glacent comme notre vie, ont des rapports secrets avec nos destinées »

Il y a deux Québec.

Un Québec vertueux, honnête, intègre, civilisé, humain, courtois, francophile, mais, très minoritaire.

Un Québec crapuleux, transgresseur des 10 commandements de Dieu, profanateur des 7 sacrements d’une Église qui se prétend éternelle, sainte, catholique et apostolique, adorateur du Veau d’Or et de Mammon (dieu abstrait de l’Antiquité représentant la Richesse), tricheur, voleur, criminel, mouchard, lâche, qui salit tout ce qu’il touche, et qui  souille tout ce qu’il regarde, primitif, barbare, sauvage bien que cravaté, ombrageux et grossier, cupide d’une cupidité sordide, analphabète et fier de l’être, francophobe, héritage de son passé catholique, mais très majoritaire.

De Gaulle disait, en privé, que les Français étaient une nation dont 50% étaient des crapules.

Quelle est la proportion de crapules, en 2010, chez les Québécois de   souche ?

A cette question nous préférons ne pas répondre. Mais nous sommes tentés de dire que, au cours des cinquante années passées au Québec, nous n’avons jamais rencontré un seul Québécois de souche dont nous pouvions dire de lui : « Voilà un Juste »

 

C’est au Québec crapuleux des hautes sphères qu’il faut attribuer la perte de 40 milliards de $ subie par la Caisse de Dépôt et placement du Québec en 2008.

C’est contre ce Québec crapuleux que nous braquons le présent réquisitoire.

Il ne faut pas croire que le Québec crapuleux ne soit composé que des membres des basses classes de la société, braconniers, bûcherons, éleveurs de cochons, il est aussi composé de membres des hautes classes, il est composé d’avocats, de juges, de professeurs d’université, de membres du clergé, du parlement, du gouvernement. Et là, est le drame.

Charles de Gaulle disait qu’il aimait la France mais détestait les Français. Nous sommes tentées de dire la même chose pour le Québec et les Québécois.

Le Québécois de souche française, mauvais chrétien, n’aime personne, ce sentiment étant une séquelle de son passé catholique.

Non, on ne va nulle part de son plein gré, c’est le ciel qui vous jette où il veut.

Sur la scène du monde, écrit Jean-Claude Berchat, dans sa préface aux Mémoires d’outre- tombe de Chateaubriand, « Les personnages secondaires ont aussi leur importance, ne serait-ce que parce qu’ils permettent de développer une histoire plus riche en contrastes, c’est à dire, plus complète, selon les principes esthétiques de la préface de Chateaubriand à Cromwell » :

« Je vous fais voir, écrit Chateaubriand dans cette préface, l’envers des événements que l’histoire ne montre pas ; l’histoire n’étale que l’endroit. Les Mémoires ont l’avantage de présenter l’un et l’autre du tissu : sous ce rapport, ils peignent mieux l’humanité complète en exposant, comme les tragédies de Shakespeare, les scènes basses et hautes. Il y a partout une chaumière auprès d’un palais, un homme qui pleure auprès d’un homme qui rit, un chiffonnier qui porte sa hotte auprès, d’un roi qui perd son trône : que faisait à l’esclave présent à la bataille d’Arbelles la chute de Darius ?»

Nous verrons, dans la suite de ce présent réquisitoire, que Jacques Cartier a eu raison de traiter le Québec de « Terre de Caïn », car aujourd’hui, on peut dire que, dans presque chaque Québécois de souche française, il y a un Caïn qui sommeille en lui.

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4. « Ne donnez pas ce qui est saint aux chiens, ni ne jetez vos perles devant les pourceaux, de crainte qu’ils ne les foulent à leurs pieds et que, se retournant, ils ne vous déchirent » nous commande le Christ, dans saint Matthieu.

 

Le Christ, n’aimait ni les chiens ni les pourceaux.

Si l’on nous demande, après y avoir séjourné près de 50 ans, de qualifier le Québec, et en général, l’Amérique du Nord, nous dirions non pas « Terre de Caïn », comme Jacques Cartier, mais, « Terre propre à chiens et pourceaux »

Nous nous proposons, dans le présent témoignage, de montrer sur quoi nous nous basons, pour porter un tel jugement.

Mais nous pouvons tout de suite, sans attendre, avancer au moins une justification.

Il y a au Québec, en ce moment, c’est à dire en mars 2009, près de 125.000 personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer. Pour les héberger dans un Centre d’hébergement de longue durée, un CHLD québécois, le Gouvernement du Québec exige des malades un paiement de 20.000 $ environ par an et par personne, soit 2 milliards 500 millions de $ par an.

Il faut être une nation, composée majoritairement de chiens et de pourceaux, et menée par des chiens et des pourceaux, pour réclamer des personnes atteintes d’Alzheimer et de leurs familles, 2 milliards 500 millions de $ par an, alors qu’au même moment, les incapables et les petites crapules qui gèrent la Caisse de Dépôt et de Placement du Québec, ont flambés, dans le casino des produits dérivés, 40 milliards de $ pour la seule année 2008, en encaissant de juteux bonis pour cette minable performance.

Le Destin, qui fait les choses tantôt bonnes tantôt mauvaises, a mis sur notre chemin un certain nombre de Français de France. Ces derniers nous ont été favorables. Ils ont été amicaux. Ils ont été bienveillants. Ils ont été généreux. Ils ont fait de nous un francophile.

Ce même Destin a mis sur notre chemin un certain nombre de Canadiens de souche française. Ils nous ont été défavorables. Ils ont été inamicaux, hostiles, malveillants, et plus souvent qu’autrement, malhonnêtes. Les magistrats et les fonctionnaires ont été malhonnêtes. Les Universitaires hostiles et haineux. L’étudiant, grossier et insolent. Le domestique et l’ouvrier, voleurs. Le voisin, inhospitalier et querelleur, car il peut compter sur le faux témoignage et le mensonge de sa parenté et de ses amis ainsi que sur la partialité et l’immoralité du juge québécois, son compatriote.

Nous verrons, dans le présent réquisitoire, qu’il y a dans le sang du Québécois de souche française d’aujourd’hui, à la fois réunis, le sang cupide du vilain de l’Ancien Régime français, celui de l’Indien cruel, celui du prêtre tricheur, celui de l’Irlandais ivrogne, auquel on peut ajouter le sang cupide du maître des lieux, depuis 1763, le WASP, le White Anglo-Saxon Protestant, hier écumeur notoire des mers, aujourd’hui écumeur d’hydrocarbures et faiseur de chaos financiers dont celui de septembre 2008.

On a l’impression que le Canadien de souche française obéissait, et obéit toujours, à deux grands commandements de l’Église catholique du Québec, dont la formule serait à peu près la suivante :

Le Français tu haïras et maudiras journellement.

L’étranger tu voleras, sans regrets, sans remords, férocement.

Seul le Belge semble être bien reçu au Québec, probablement pour avoir suivi le même cursus déshonorant que le Canadien de souche française, en refusant les bienfaits de la Révolution française de 1789, qui devait ennoblir le vilain de l’Ancien Régime français.

 « On vous mesurera avec la mesure dont vous vous serez servis et on y ajoutera pour vous » Évangile selon saint Marc, chapitre 4, verset 24.

Nous nous proposons, dans le présent témoignage de mesurer les Canadiens de souche française avec la mesure dont ils se sont servis pour mesurer les autres et de dégager les causes de leur comportement absurde.

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5. Il y a deux types de sauvages, deux types de barbares. Il y a le sauvage, né sauvage, mais qui aspire à la civilisation. Il y a le sauvage, né civilisé, qui est retourné à l’état sauvage et qui n’aspire qu’au chaos.

 

Le sauvage né sauvage mais qui aspire à la civilisation, c’est l’Indien qui habitait l’Amérique du Nord, qui habitait le Canada, quand Jacques Cartier explorait les rives du Québec en 1534. C’est le, Hun d’Attila. C’est le, Wisigoth d’Alaric.

Le sauvage, né civilisé, mais qui est retourné à l’état sauvage, et qui n’aspire qu’au chaos, c’est l’Espagnol, le Portugais, le Français, le Britannique, bref l’Européen, qui est retourné à l’état sauvage, lui et ses descendants, en émigrant dans le Nouveau-Monde, faute d’encadrement et de dressage et qui est devenu Nord-Américain et Sud-Américain.

Deux exemples récents, de l’aptitude des Américains à engendrer des chaos : la création les Talibans et la crise des liquidités de 2008.

 

6. « Un Français devenait sauvage avant qu’un sauvage ne devienne Français » Mère Marie de l’Incarnation

 

Très vite « beaucoup de Français, les coureurs des bois, vont emprunter aux Amérindiens le tobogan, la raquette à neige, le canot d’écorce et les mocassins, en plus d’adopter les pratiques culturelles indigènes, notamment en matière de sexualité » écrit Yves Frenette dans sa Brève histoire, des Canadiens Français, Les Editions du Boréal, Montréal, 1998.

 

 

7. « La férocité du Gaulois nous est restée : elle est seulement cachée sous la soie de nos bas et de nos cravates »

 (Chateaubriand, Mémoires d’outre-tombe, Livre trente-sixième – Chapitre 5)

 

« Arrêté pour dîner entre six et sept heures du soir à Moskirch, je musais à la fenêtre de mon auberge : des troupeaux buvaient à une fontaine, une génisse sautait et folâtrait comme un chevreuil. Partout où l’on agit doucement envers les animaux, ils sont gais et se plaisent avec l’homme. En Allemagne et en Angleterre on ne frappe point les chevaux, on ne les maltraite pas de paroles; ils se rangent d’eux-mêmes au timon; ils partent et s’arrêtent à la moindre émission de la voix, au plus petit mouvement de la bride. De tous les peuples les Français sont les plus inhumains : voyez nos postillons atteler leurs chevaux ? ils les poussent aux brancards à coups de botte dans le flanc, à coups de manche de fouet sur la tête, leur cassant la bouche avec le mors pour les faire reculer, accompagnant le tout de jurements, de cris et d’insultes au pauvre animal. On contraint les bêtes de somme à tirer ou à porter des fardeaux qui surpassent leurs forces et, pour les obliger d’avancer, on leur coupe le cuir à virevolte de lanières : la férocité des Gaulois nous est restée : elle est seulement cachée sous la soie de nos bas et de nos cravates »

 

 

 

 

 

 

8. « Dévorés par tous les crimes et abattus par la férocité, nous serons méprisés par les Européens qui ne daigneront pas nous reconquérir » (Simon Bolivar 1783 – 1830)

 

 

À la veille de sa mort et écrivant à un ami, Bolivar devait lui dire :

 

« … Vous savez que j’ai eu le pouvoir pendant 20 ans et je n’en ai tiré que quelques conclusions sûres.

Premièrement, l’Amérique est ingouvernable pour nous.

Deuxièmement, celui qui sert une révolution laboure la mer.

Troisièmement, la seule chose que l’on puisse faire en Amérique est d’émigrer.

Quatrièmement, ce pays tombera infailliblement entre les mains de la foule déchaînée de petits tyrans presque trop petits pour qu’on les remarque, de toutes couleurs et de toutes races.

Cinquièmement, dévorés par tous les crimes et abattus par la férocité, nous serons méprisés par les Européens qui ne daigneront pas nous reconquérir.

Sixièmement, s’il était possible pour une partie du monde de retourner au chaos primitif, l’Amérique le ferait … »

Ces propos de Bolivar, écrit par lui en pensant à l’Amérique du Sud, sont, pour nous, valables aussi pour l’Amérique du Nord.

Il suffit pour cela de penser au chaos financier dans lequel l’Amérique et le reste du monde vit depuis Septembre 2008 du fait de la cupidité du WASP (White Anglo Saxon Protestant) pour s’en convaincre.

 

 

9. The Ugly, Greedy and Durty North American.

 

 

Disons d’abord que la grande famille nord-américaine comprend l’Américain proprement dit (300 millions), l’Anglo-Canadien (25 millions environ) et le French-Canadian (7 millions environ).

L’Américain du nord est incapable d’agir pour la gloire, pour l’honneur, pour l’amour de Dieu ou du prochain. Il n’agit que pour l’argent. Pour lui, « to make money », serait le but de l’existence.

Alors qu’en Europe le fils de famille rêve d’entrer dans une École Militaire, en Amérique, le fils de famille rêve d’être « trader » dans une banque ou chez un courtier en valeurs mobilières.

En novembre 1620, le May Flower, vaisseau marchand de 90 pieds de long et de 180 tonneaux, débarque à Cape Cod 102 immigrants anglais, « The pilgrims fathers » ou « Pères Pèlerins ». Ils fuyaient les persécutions en Angleterre de Jacques 1er, persécuteur des puritains et voulaient fonder en Amérique du Nord une Nouvelle Jérusalem.

On peut dire que les descendants des Pères Pèlerins, par dégradations morales successives, sont devenus non seulement des « uglies », mais aussi des faiseurs de chaos politiques et financiers si l’on tient compte de la crise des liquidités financières de septembre 2008.

Quel cursus honorum !

 

10. Le Canada : « une association de centres d’achats » (Jean Chrétien)

 

À la question de savoir qu’est-ce que le Canada, Jean Chrétien, devenu Premier Ministre du Canada en 1993, et fin-connaisseur de l’âme canadienne et de ses bassesses, devait répondre : « une association de centres d’achats »

Ce n’est que plus tard, après 15 ans, après 3 mandats, qu’il s’est mis à crier à tue-tête que le Canada, c’était le plus beau de tous les pays du monde, comme autrefois, dans les années 1930, on chantait que le plus beau, de tous les tangos du monde, c’est celui, que l’on danse dans les bras de sa dulcinée.

Nous ne sommes pas Français, ni de père ni de mère, mais nous sommes francophiles et nous haïssons les francophobes, tout particulièrement, les francophobes québécois.

Quand vous rencontrez pour la première fois un Canadien français, la seule chose qu’il cherche à savoir de vous c’est, quand comptez-vous « sacrer votre camp » ou quand comptez-vous « crisser votre camp », c’est à dire, quand comptez-vous ficher le camp. Et quand vous rencontrez le même Canadien français, 40 ou 50 ans plus tard, vous le trouvez atteint de la même obsession. Il vous demandera quand, enfin, comptez-vous crisser votre camp pour de bon et aller vivre sous des cieux plus cléments, et lui laisser pour lui seul, le Québec, dont il aime la crasse, l’odeur de ses porcheries, sincèrement et profondément, comme le Breton aime « Paimpol, sa falaise, son Église, son pardon, sa Paimpolaise ».

Les Québécois de souche française n’aiment personne, à commencer par le Français de France. Cela est dû, très probablement, à l’influence de l’Église catholique. Le clergé catholique du Québec, lui aussi, n’aime personne. Le fond cupide, mélangé au fond clérical, fait que le Québécois de souche n’aime qu’une chose, l’argent.

C’est cette haine de tout le monde, haine sourde, muette, « haine du domestique pour le maître, du petit pour la grand » (Théophile Gautier), qui fait en sorte que les Québécois de souche perdent, chaque jour qui passe, un peu plus de leur importance, en Amérique du Nord, au Canada et même à Montréal. Incapables de recevoir, de digérer, d’assimiler, les Canadiens dits français sont voués à la disparition et personne ne le regrettera.

Façonnés par le prêtre et l’Anglais, les Canadiens de souche française vont montrer, au cours de leur histoire, une grande aptitude à assimiler, non pas les qualités, mais les défauts et les bassesses de leurs maîtres.

Les Québécois de souche française vont troquer, ou plutôt vont être amenés, par leurs élites religieuses, à troquer, après la Révolution française de 1789 la Patrie pour l’Église et au cours des années 1960, ils vont être amenés, par leurs élites politiques, à troquer l’Église pour l’Argent, imitant en cela non pas Jésus-Christ mais Judas l’Iscariote.

Toutes les Nations sont un mélange de gens, honnêtes, éduqués, distingués et de canailles.

Dans le cas de la Nation québécoise, dans le cas de la Nation « canayenne », il semble que les avatars de la colonisation et du peuplement ont été tels, que la proportion de canailles est plus forte, beaucoup plus forte, qu’ailleurs.

On n’insulte pas les autres impunément. Tôt ou tard, les crachats que vous avez envoyés sur les autres, gratuitement, pour le plaisir, vous reviendront, en pleine figure, eux aussi, gratuitement, par l’effet d’une justice immanente et, souvent, au centuple.

Sans doute il y a au Québec des anges descendus du ciel, des chérubins, des séraphins, dont Séraphin Poudrier, mais, il y a aussi des crapules, beaucoup trop de crapules, au bas de l’échelle comme au sommet de l’échelle, surtout au sommet de l’échelle, et c’est contre ces derniers que nous braquons le présent article.

Écoeurés par la francophobie, la sournoiserie, la grossièreté et la vulgarité des « Canayens », les Canadiens de souche plus bâtarde que française, nous nous proposons, dans le présent réquisitoire, après presque cinquante ans de patience, de mesurer les Québécois avec la mesure dont ils se sont servis pour nous mesurer et de rappeler, à ceux d’entre eux dont la laine est prétendument pure, un certain nombre de choses, puisées dans leur propre histoire, qu’ils ne connaissent d’ailleurs pas, pour les rendre moins racistes, moins arrogants, moins grossiers, moins vulgaires, moins tricheurs, moins voleurs, plus civilisés, plus respectueux de l’étranger, plus respectueux de l’être humain, s’ils veulent, à leur tour, être respectés.

 

 

11. Dès les premiers jours, la Nouvelle France se peuplera de canailles et de francophobes

 

Aujourd’hui, en 2008, le Québec se peuple d’immigrants investisseurs, qui feront d’excellents soldats pour l’Afghanistan.

 

Mais, hier, dès les débuts de la colonisation, le Québec, devait se peupler de canailles.

 

Dans son Histoire populaire du Québec, Éditions du Septentrion, Québec, 1995, page 26, Jacques Lacoursière, écrit :

 

« Les diplomates et les espions espagnols et portugais informent leur souverain respectif de tout ce qui se passe à la cour française. Au mois d’août 1540, le roi d’Espagne apprend de son ambassadeur à Paris que François Ier vient d’autoriser ses sujets à reprendre leurs voyages vers les terres nouvelles. Effectivement, le 17 octobre suivant, par une commission royale, Cartier est nommé « capitaine général et maître pilote de tous les navires et autres vaisseaux de mer » qui doivent se rendre dans ces pays qu’on dit inhabités ou les autres possédés par des gens sauvages vivant sans la connaissance de Dieu et sans usage de raison. Ces pays seraient, aux dires du roi, « un bout de l’Asie du côté de l’occident ». Affirmation surprenante ou naïve dont le but serait de neutraliser les réticences espagnoles ou portugaises !

« L’objectif de l’expédition est non seulement de poursuivre l’exploration du nouveau territoire, mais aussi de convertir à la religion catholique les populations « indigènes ». C’est sans doute pour cette raison que, le 15 janvier 1541, François Ier signe une nouvelle commission en faveur de Jean-François de La Rocque, sieur de Roberval, un protestant notoire. Le choix de Roberval s’explique peut-être par le fait qu’il joue un certain rôle à la cour de François Ier. Il est du reste apparenté à Diane de Poitiers, la maîtresse du roi. Son adhésion à la religion protestante lui gagne la sympathie de Marguerite de Navarre, la sœur du roi.

« Roberval supplante donc Cartier à la tête de l’expédition en devenant le « lieutenant général, chef, ducteur et capitaine » avec les pleins pouvoirs tant sur les hommes que sur les navires. Sa mission est claire : « De passer et repasser, aller et venir dans ces pays étrangers, de descendre à terre et mettre les indigènes en notre main, tant par voies d’amitié ou aimables compositions, si faire se peut, que par force d’armes, main forte et toute autre voie d’hostilité. » En somme, la France est prête à conquérir la Nouvelle-France par les armes, si cela est nécessaire. Pas une fois, il n’est question des droits des Amérindiens.

Il faut donc des émigrants pour peupler le nouveau pays, car on prévoit y bâtir des villes et des forts, des temples et des églises. La commission de Cartier et un ordre à Roberval en date du 7 février 1541 les autorisaient à puiser dans les prisons les hommes et les femmes qui acceptaient l’exil en échange de leur libération. Cependant, ne peuvent bénéficier du voyage ceux qui se sont rendus coupables « des crimes d’hérésie, de lèse-majesté divine et humaine envers nous ». Cette offre de libération ne s’applique pas non plus aux faux-monnayeurs. Ceux qui acceptent de partir retrouveront la jouissance de leurs biens, le temps de les vendre pour payer et les frais de transport et leur nourriture pour les deux années suivantes. Les nouveaux colons se rendent donc à Saint-Malo pour le 10 avril 1541. Des gardiens les conduisent, enchaînés, jusqu’aux navires dont on complète le chargement.

 

12. La francophobie au Québec sera, au cours des siècles, soutenue par la canaille des prisons françaises, par le clergé catholique et aujourd’hui par la magistrature québécoise.

 

Arrachée de force de la métropole pour peupler la Nouvelle France la canaille des prisons françaises va haïr la France et créer le premier noyau de francophobes.

À partir de la Révolution française de 1789, le clergé catholique va entrer dans la danse, et agrandir substantiellement le noyau des francophobes.

Aujourd’hui, c’est la magistrature québécoise qui constitue le noyau dur de la francophobie, celle-ci étant primordiale pour faire carrière et accéder éventuellement à la Cour Suprême du Canada.

 

 

     13. La haute noblesse du double Te Deum, chanté par les Québécois, en l’honneur d’Horatio Nelson, pour la destruction de la flotte française, à Aboukir, le 1er août 1798.

 

 

 

 

 Dans l’ « Histoire du catholicisme québécois » ( Éditions du Boréal, Montréal, 1989, p.34 ) Lucien Lemieux, un Québécois de souche française, c’est à dire, un descendant de Français restés au Québec après le Traité de Paris de 1763, Traité qui mettait fin à la Guerre de Sept Ans, dont l’un des enjeux était, pour l’Angleterre, de déloger les Français de l’Amérique du Nord, lesquels encerclaient la Nouvelle Angleterre du littoral, par une ligne de forts partant du golfe du Saint Laurent et aboutissant au golfe du Mexique en passant par les Pays d’en Haut et le Pays des Illinois, à l’intérieur des terres, et Traité par lequel la France cédait à l’Angleterre sa colonie du Canada, ses arpents de neige comme aurait dit Voltaire, pour le sucre des Antilles, écrit :

 

« La grande victoire d’Horatio Nelson à Aboukir sur la flotte française, au début d’août 1798, renversa vite la vapeur. Joseph-Octave Plessis, curé de Québec et présumé évêque coadjuteur, avait été félicité peu auparavant par Mgr Denaut, pour les bonnes relations qu’il entretenait avec le docteur Jacob Mountain, évêque anglican de Québec, et Jonathan Sewell, juge en chef du Bas-Canada. Invité par Samuel Gale, secrétaire particulier du gouverneur Robert Prescott, à célébrer la victoire (de Nelson) par un jour d’action de grâces, il acquiesça immédiatement : rien de mieux dit-il « pour resserrer les liens de respect, de fidélité, d’obéissance et d’amour qui doivent attacher inviolablement » les sujets catholiques « à leur auguste souverain et à son gouvernement libéral ». Comme on était au 20 décembre, il conseilla de fixer la fête en janvier. Mgr Denaut, qui était toujours curé de Longueuil, ne fut pas emballé par le projet d’un seul et même jour d’action de grâces pour tout le Bas-Canada. Peu enclin aux innovations particulières il trouvait suffisant de chanter un « Te Deum » le 1ier janvier dans toutes les églises.

 

« Cette décision de l’évêque mit Plessis très mal à l’aise. Il consulta les deux vicaires généraux Henri-François Grevé et Philippe-Jean-Louis Desjardins puis modifia le mandement épiscopal. Il expliqua à Mgr Denaut que Prescott ne se contentait pas d’un simple « Te Deum ». Si la date de la Fête avait été fixée au 10 janvier, c’était dans le but précis d’organiser, dans tous les lieux de culte de chacune des dénominations religieuses un sermon et une prière d’action de grâces :

 

« Son intention sur cet article m’était connue, avant qu’il me fit demander mon opinion. Si je l’ai donnée, si largement dans son sens, c’est que je savais qu’il fallait tenir ce langage. L’avocat général, chargé le premier de traiter la chose avec moi, m’avait fait clairement connaître qu’il fallait quelque chose d’extraordinaire et de nouveau »

Même si Mgr Denaut avait averti les curés des districts de Montréal et de Trois-Rivières de chanter le « Te Deum » le 1ier janvier, il devait leur transmettre le mandement modifié de telle sorte que le 10 janvier fût un jour de fête privilégié : « Votre Grandeur saura trouver … la manière de faire considérer  ( aux curés ) le premier  « Te Deum » comme une préparation à la fête principale  du 10 janvier, et de mon côté je ne manquerai pas de faire valoir auprès du gouvernement cette double action de grâces… comme l’effet d’une loyauté particulière » Le mandement final fût donc rédigé en ce sens.

 

« Plessis pour sa part, jugeait le temps venu de faire connaître sa perception des Français et des Anglais. Les premiers lui paraissaient pervertis depuis quelques années, séduits par l’impiété et le libertinage, ennemis de la justice et du bon ordre, livrés aux horreurs scandaleuses d’une révolution aussi fatale dans ses conséquences que criminelles dans ses principes. De leur côté, les Anglais avaient ouvert leurs portes avec bienveillance aux victimes de la fureur française et engagé leurs armées contre les révolutionnaires. Dans son sermon du 10 janvier, le curé de Québec présenta l’Angleterre comme le plus ferme soutien de l’alliance du trône et de l’autel contre le mouvement révolutionnaire qui balayait alors l’Europe et l’Amérique. Grâce à sa nouvelle mère patrie, le peuple canadien avait continué de croître selon ses traditions royalistes, juridiques et religieuses.

 

Ainsi, comme on le voit, les honorables Canadiens dits Français, ont chanté deux Te Deum (du cantique Te Deum laudamus « nous te louons Dieu »), pas un, mais deux, Te Deum, pour rendre grâce à Dieu d’avoir donné la victoire à Nelson et lui avoir permis d’anéantir la flotte française, commandée par l’amiral Villeneuve, à Aboukir, le 1er août 1798.

 

Quelle honte ! Quelle bassesse ! Quelle chiennerie ! Quelle infamie !

 

« Ne donnez pas ce qui saint aux chiens, ni ne jetez vos perles devant les pourceaux, de peur qu’ils ne les foulent à leurs pieds et que, se retournant, ils ne vous déchirent », nous commande le Christ. (Évangile selon saint Matthieu)

 

Qui sont les chiens, qui sont les pourceaux dans toute cette affaire ?

 

L’Anglais pour avoir demandé au prêtre une infamie ?

 

Le prêtre pour avoir demandé au peuple la même infamie ?

 

Le peuple pour avoir sombré dans l’infamie ?

 

Le corrupteur, le corruptible ou le corrompu ?

 

Les meneurs, les gens du peuple, le bas peuple ?

 

Jules Michelet, le grand historien français, notre Maître en matière d’Histoire, qui n’aimait ni l’Anglais ni le prêtre, aurait blâmé et l’Anglais et le prêtre et aurait épargné le peuple

 

S’exprimant à propos de l’histoire de la Révolution Française, Jules Michelet devait écrire : « Une autre chose que cette histoire mettra en lumière, c’est que le peuple valut généralement beaucoup mieux que ses meneurs. Plus j’ai creusé, plus j’ai trouvé que le meilleur était dessous, dans les profondeurs obscures. J’ai vu aussi que les parleurs brillants, puissants, qui ont exprimé la pensée des masses, passent à tort pour les seuls acteurs. Ils ont reçu l’impulsion bien plus qu’ils ne l’ont donnée. L’acteur principal est le peuple. Pour le retrouver, celui-ci, le replacer dans son rôle, j’ai dû ramener à leur proportion les ambitieuses marionnettes dont il a tiré les fils, et dans lesquelles, jusqu’ici, on croyait voir, on cherchait le jeu secret de l’histoire. »

 

Presque cinquante années de vie au milieu du peuple québécois (avec des ruraux surtout, à vrai dire, comme voisins ) ne nous invitent pas à la moindre indulgence ni envers le peuple en général, ni envers le peuple québécois en particulier. En chantant deux Te Deum pour la destruction de la flotte française à Aboukir en 1798, les Québécois ont, sans aucun doute, écrit une des pages les plus sombres de leur histoire et tous les pardons et absolutions que la Mère Patrie pourra leur donner ne pourront effacer cette infamie.

 

Une chose est certaine, c’est que Judas, après avoir renié et vendu le Christ, a eu la décence de se pendre.

 

Mais, il faut dire, plus prosaïquement, que l’Anglais et le prêtre avaient des motifs pour monter les Canadiens dits Français contre leur Mère Patrie.

 

L’Anglais était en guerre contre la France et surtout contre la France de Napoléon qui cherchait à regrouper l’Europe sous sa bannière, et qui menaçait de ce fait les intérêts commerciaux de l’Angleterre.

 

Quant à l’Église, elle se présentait, et se présente toujours, au catholique, non seulement comme sa Mère, mais encore comme sa Sainte Mère, l’autre mère, la Mère Patrie, étant la marâtre. L’Église Éternelle, aussi Sainte Catholique et Apostolique qu’elle soit, va volontiers en guerre contre quiconque ne se soumet pas à sa domination. Quant à ceux qui portent la main sur elle, et la dépouillent de, ses biens terrestres, elle leur porte une haine aussi Éternelle qu’elle-même et nous avons comme preuve de cela, la haine du Québécois d’aujourd’hui pour tout ce qui est français. Or, le 2 novembre 1789, en France, l’Assemblée Nationale devait déclarer les biens du clergé, biens nationaux et les mettre en vente ce qui constituait le sacrilège suprême aux yeux de l’Église. Puis le 12 juillet 1790, devait être décrété la constitution civile du clergé, obligeant les ecclésiastiques à prêter serment à la constitution. Le clergé jureur ou constitutionnel devait accepter. Le clergé réfractaire ou insermenté devait refuser.

 

C’est à cette occasion que le clergé catholique à la sauce du Québec ( le catholicisme québécois étant au catholicisme romain ce que la poutine, ce mélange de frites, de fromage en grains et de sauce brune est à la gastronomie française), de crainte qu’une révolution semblable à celle de France ne s’empare du Québec, devait créer le terme de    « maudit Français » qui sera et constituera toujours le prêt-à-penser du Québécois.

 

Mais, le sang français qui coule quand même dans les veines du Québécois, aussi impur et vicié qu’il soit, devait se venger, inconsciemment, de sa Sainte Mère l’Église, pour lui avoir appris à haïr sa vraie mère, la Mère- Patrie, en constituant son répertoire de jurons de mots puisés au pied de la Sainte Croix, au Saint Autel, à la Sainte Table et dans les Saints Sacrements     ( Criss, calice, ciboire, hostie, tabarnak, sacrament de ceci ou de cela…)

 

Dans un article intitulé Pie VI provoque la rupture entre les catholiques et la Révolution française paru dans la revue Les cahiers de Science et Vie, numéro de décembre 2007- janvier 2008, Rafaele Brillaud, écrit :

 

« A l’origine, la Révolution française ne formule aucun grief contre le Saint-Siège. Pie VI, 248e pape (1775-1799), a pris garde de ne pas se montrer critique vis-à-vis de la France. Mais les informations dont dispose Rome sont confuses et tardives. Ce qui explique que le pontife ne réagisse pas lorsque la dîme et les privilèges ecclésiastiques sont abolis dans la nuit du 4 août 1789 et les biens de l’Église mis à la disposition de la nation le 2 novembre de la même année. Puis l’assemblée vote la Constitution civile du clergé le 12 juillet 1790, faisant des évêques et des curés des fonctionnaires élus par les fidèles. Le pape écrit alors à Louis XVI pour lui demander de ne pas approuver ce vote. Hélas, la lettre arrive le lendemain de la signature du roi! Deux événements vont ensuite envenimer la situation : les prêtres sont obligés de prêter serment de fidélité à la nouvelle loi, puis Avignon est annexé. Exaspéré, Pie VI condamne la Constitution civile du clergé le 10 mars 1791 et rejette les principes de liberté et d’égalité de la Révolution. Il déclenche, ce faisant, une véritable guerre religieuse. Les prêtres réfractaires sont persécutés. Les relations diplomatiques entre la France et le Saint-Siège sont rompues deux mois plus tard. Très vite, le catholicisme apparaît comme la principale force contre-révolutionnaire. Les États pontificaux sont envahis par les troupes de Bonaparte et, au Traité de Tolentino (1797), Pie VI doit renoncer à une bonne part de ses territoires. La République romaine est proclamée l’année suivante. Arrêté, Pie VI est transféré en France où il meurt en 1799. La papauté est brisée, la Révolution française triomphe.

 

« Dans le même numéro des Cahiers de Science et Vie, dans un article intitulé Pie VII fait de la figuration au sacre de Napoléon, Rafaele Brillaud écrit :

 

« Aujourd’hui encore, l’humiliation de Pie VII, 249e pape (1800-1823), est tangible sur le gigantesque tableau du peintre David. Le 2 décembre1804, lors du sacre de Napoléon, le pontife est relégué au rang de figurant. Pas moins de cinq mois de négociations avaient pourtant été nécessaires pour le convaincre de venir. Bonaparte, en nouveau Charlemagne, tenait à reproduire l’union du trône et de l’autel. Une fois en France, l’accueil triomphal du peuple rassura le pontife. Mais le jour venu, dans Notre-Dame-de-Paris tendue de draperies de pourpre parsemées d’abeilles d’or, la mascarade est flagrante. Au milieu d’un faste extraordinaire, Pie VII doit attendre l’empereur pendant plus de deux heures. Puis, après les onctions saintes, alors qu’il s’apprête à lui poser la couronne sur le front, Napoléon s’en empare et se la pose lui-même sur la tête… Le Saint-Siège ne tirera aucun bénéfice politique de ce sacre. Une nouvelle lutte entre le Sacerdoce et l’empire ne tarde pas à s’engager.

 

Nous ferions une grave erreur si nous disions qu’il ne sert à rien, pour l’avenir, de revenir sur certains épisodes peu glorieux du passé. Au contraire, cette connaissance du passé pourrait être, très bientôt, très utile, lorsque le Canada aura disparu de la carte en tant que pays autonome.

 

14. La laideur du Canada

 

Dans son excellent ouvrage, « Le Canada français après deux siècles de patience » (Seuil, Paris, 1967, p. 22), Gérard Bergeron, un Québécois de souche française, c’est à dire, un descendant des Français restés au Canada après le Traité de Paris de 1763, écrit :       

 

« Le dictionnaire définit « monstre » : « Être organisé dont la conformation s’écarte de celle qui est naturelle à son sexe…Être qui a des proportions extraordinaires. » L’espace n’est pas seulement un facteur parmi d’autres de la réalité canadienne. Il est le déterminant essentiel de toutes les autres données, de tous les autres facteurs et de leur interaction. Il est le fait d’importance capitale, bien que massif et inerte. Le Canada est une invraisemblable construction historico-géographique, « un monstre ».  Il faut partir de là.

 

 

« Le Canada apparaît comme l’involontaire champion mondial de l’accumulation des paradoxes historiques. Si on devait l’expliquer sommairement il faudrait dire que c’est un pays étendu comme un continent et pour les neuf dixièmes de sa superficie vide comme un désert nordique;  un pays dont les morceaux furent artificiellement rassemblés d’est en ouest contre les impératifs géographiques, accentuant de plus en plus avec le temps les pôles d’attraction naturelle nord- sud; un pays né contre son seul voisin immédiat qui devint dix fois plus peuplé et trente fois plus riche que lui;  un pays qui n’a pu affirmer une indépendance graduelle, tardive et toujours timide que dans la double dépendance d’une lointaine métropole – quand était encore vrai l’adage : « Britannia rules the waves » – et du voisinage attractif de l’État le plus dynamique de notre époque qui assume depuis vingt ans  des responsabilités mondiales; un pays qui ne s’ appartient plus guère dont les habitants apparaissent plutôt comme des locataires à bail ou des usufruitiers de leur propre domaine que comme d’authentiques propriétaires qui pourraient sans contraintes ni hypothèques faire fructifier leur bien;…

 

« Si les difficultés de la crise canadienne tiennent surtout dans le conflit d’octroi et de jouissance des compétences fédérales à deux niveaux de gouvernement, antérieurement à ces phénomènes, c’est le caractère « monstrueux » de la « chose historique Canada » qu’il faut considérer. Deux métropoles, onze capitales, avec leur gouvernement, administration, système judiciaire, c’est, sauf la Suisse expérience « sui generis », le pays le plus ( ou le moins ) gouverné et administré per capita, en Occident tout au moins. On pense au plus gros des monstres préhistoriques, le brontosaure, si gigantesque que son cerveau de tête ne suffisant pas, il développa dans sa queue un second cerveau pour pouvoir la mouvoir.

 

« Et comme si ce n’était pas assez, les deux peuples fondateurs du Canada se sont trouvés à la suite des guerres de Succession d’Espagne et de  Sept Ans, il y a deux siècles, réduits à cette coexistence forcée de « parlant anglais » et de « parlant français » - coexistence dont on sait, depuis Guillaume le Conquérant et Jeanne d’Arc, en passant par Marlborough et Louis XIV, Wellington et Napoléon, Llyod George et Clemenceau, jusqu’à Churchill et De Gaulle, qu’ils sont faits pour se parler et ne point se comprendre … »

 

« « L’espace » continental canadien n’a pu être occupé que sous l’aiguillon d’une éventuelle menace des États-Unis d’Amérique. Rappelons- le, encore : c’est contre la dynamique république du sud premier pays « décolonisé » des temps modernes que s’est constituée, il y a un siècle, la fédération canadienne. Il fallait sous une forme ou une autre faire tenir ensemble quelques colonies britanniques éparses au nord de l’ancienne Nouvelle- Angleterre. On oublie trop que pendant treize ans, de 1763 (date du traité de Paris qui cédait la Nouvelle France à l’Angleterre) jusqu’à 1776 (début de la guerre d’Indépendance) les futurs Canadiens des deux langues et les futurs Américains connurent l’autorité britannique.  Un siècle plus tard, en 1864 à Québec et à Charlottetown, furent posées les premiers jalons de la future « confédération » improprement nommée, qui devait naître par une loi ( Act ) du Parlement de Westminster  le 1er juillet 1867. Le Canada-Uni formé en 1840 à la suite de « troubles » dans le Haut- Canada (l’Ontario actuel) et le Bas-Canada (le Québec) apparaissait comme le noyau fort d’une telle agglomération. Deux autres colonies seulement furent présentes au rendez-vous de la fondation : le Nouveau-Brunswick et la Nouvelle Écosse. Sans guerre d’indépendance, sans prise ni incendie de quelque Bastille, cette naissance n’eut rien d’exaltant ni de glorieux. Les « Canadiens » mirent même du temps à se reconnaître entre eux après cet acte de fondation dont l’idéologie politique autant que le panache lyrique fut désespéramment absente……

 

« Après un siècle d’existence le Canada est un pays qui n’en finit pas de commencer ; il s’est rassemblé, il ne s’est pas encore fait et à peine commence-t-il d’être qu’un phénomène d’absorption extérieur - l’attraction américaine – et un autre de désintégration intérieure – la poussée séparatiste du Québec – mettent son existence même en question »

 

 

15. Les caractéristiques des Québécois en 2008, en l’année où ils fêtent le 400 ème anniversaire de la Fondation de la ville de Québec

 

 

Les Québécois, aujourd’hui, en majorité, nous disons bien en majorité et non en totalité, déambulent avec des airs d’imbéciles heureux, satisfaits de tout, indifférents à tout, fermés à tout, en autant que la caisse de bière soit à portée de la main, fuyant la compagnie du Français, de l’Européen, des civilisés, auprès desquels ils se sentent inférieurs, recherchant celle des tiers-mondistes, des Haïtiens, des Malgaches, des Maghrébins à qui ils donnent volontiers leurs filles pour devenir grands-pères de musulmans, s’imaginant que le Canada et le Québec sont éternels, que l’histoire à tout dit et quelle n’a plus rien à dire.

 

Alors que les Français puisaient dans la Noblesse, et même dans la Haute Noblesse, les futurs Gouverneurs de la Nouvelle France et que les Anglais en faisaient de même pour la Nouvelle Angleterre, à en juger par la liste des Gouverneurs du Canada depuis les origines, Paul Martin, le dernier Premier Ministre du parti libéral du Canada, nègre blanc, sauvage cravaté, selon les expressions crées par le talentueux écrivain et philosophe québécois Jacques Brault pour désigner le Québécois, a trouvé une négresse noire, une Haïtienne, sans la moindre qualification, pour en faire le Gouverneur du Canada et le représentant de la Reine d’Angleterre, estimant que les Canadiens de souche française ou anglaise ne méritaient pas cet honneur.

 

Cela n’a donc servi à rien pour l’Église catholique du Québec, de faire chanter des Te Deum aux Québécois, chaque fois que la France, la Mère Patrie, encaissait une défaite et subissait un désastre, à Aboukir le 1er août 1798, à Waterloo le 18 juin 1815, croyant faire d’eux de purs catholiques à la sauce québécoise, sans autres attaches que celles qu’ils entretiennent avec elle, si, aujourd’hui, ils sont devenus, par le canal de leurs filles, des géniteurs de musulmans. Une chose est certaine c’est qu’un musulman n’aimerait pas du tout être le grand-père de chrétiens ou de chrétiennes par le canal de ses filles. Il tuerait ses filles plutôt, il les égorgerait. Il faut admettre qu’en agissant de la sorte, le musulman montre qu’il a plus de principes que le Québécois, faux Français, sauvage cravaté, nègre blanc, faux chrétien, faux catholique, faux fédéraliste, faux Américain, qui passe le plus clair de son temps à observer d’où et en faveur de qui souffle le vent, pour être du bon bord, sans conviction profonde ni sincérité. Seuls montrent une réelle sincérité, ceux que les Anglo-Canadiens appellent les séparatistes, parce qu’ils n’ont rien à gagner ni carrière à faire chez l’Anglais.

 

Dès 1542, après les voyages de Jacques Cartier, un adage rentre dans la langue française : « Faux comme les diamants du Canada »

 

En psychiatrie, « l’imbécillité se caractérise par quatre symptômes : langage oral restreint; langage écrit à peu près nul; attention volontaire très instable; mentalité moyenne d’un enfant de trois ans à sept ans; enfin, incapacité de pourvoir dans des conditions normales à ses propres besoins. L’imbécillité ne présente pas les stigmates physiques qui existent dans l’idiotie. L’imbécile est plus éducable que l’idiot, il est presque toujours moins dangereux. »

 

Qui ne reconnaît dans cette description l’Anglo-Canadien moyen tout comme le Québécois moyen, le primate, celui que l’on retrouve en masse sur les gradins d’un stade à l’occasion d’un match de hockey ou de base-ball.

 

« Une dernière observation, écrit Gérard Bergeron, sur la population canadienne. Pour reprendre l’expression d’Adler, l’« inconscient collectif » des Canadiens présente divers « complexes ». Nous tenterons plus loin de discerner ceux des Canadiens-Français. Mais les Canadiens d’origine britannique ont aussi les leurs ! Un des thèmes favoris de ce masochisme collectif est le dullness, c’est-à-dire le manque de couleur, de personnalité. L’intégration linguistique de la très forte majorité des néo-Canadiens, s’expliquant par le plus large contexte nord-américain ne leur apporte aucun supplément de sécurité psychologique. Déjà trop loin de leurs ascendances britanniques, s’estimant à tort ou à raison des Américains pâlots (under-Americans disent certains) ils présentent ce point commun avec les Canadiens-Français de se sentir d’indignes héritiers d’une culture nationale trop lourde à porter.

Gérard Bergeron écrit encore :

« Il faut dire davantage et le dire crûment : Le Canada ne s’est pas construit seulement contre nature, mais ses matériaux furent les résidus de deux entreprises coloniales incompatibles et ratées par rapport à leur dessein initial. La Nouvelle-France fut perdue pour être englobée par une Nouvelle-Angleterre qui, en sa plus riche partie, allait être à son tour perdue pour l’Angleterre avec l’Indépendance américaine. Avec ce qui reste des colons et des explorateurs français qui ne purent « se replier sur l’hexagone » du XVIIIe siècle, et des « loyalistes » britanniques qui refusèrent la révolution républicaine, on construisit cet invraisemblable pays d’est en ouest ».

 

Avant 10 ans, le Canada aura disparu de la carte, intégré aux États-Unis, qu’il n’aurait jamais dû abandonner, et ce, de par la volonté des Anglo-Canadiens eux-mêmes, et le Québec, enfant gâté de la Confédération, se trouvera en face du géant américain, qui, au nom du «melting pot », n’aura pour le « français » ou sa version québécoise, le « joual », devenu aujourd’hui, par dégradations successives, dans le Québec dit profond, grognement de cochon, et que l’on peut appeler le « pourceau », les mêmes sentiments intéressés que l’Anglo-Canadien. Alors se présentera pour le Québec le choix soit de disparaître définitivement soit de se raccrocher aux « maudits Français », en espérant que ces derniers auront oublié la délicatesse québécoise du double Te Deum de 1799 en faveur d’Horatio Nelson pour sa destruction de la flotte française à Aboukir.

 

Façonné par le prêtre et l’Anglais, comme aurait dit très probablement Jules Michelet, ces deux grands maîtres de la duplicité, qui lui ont appris à être traître à la Mère-Patrie, on ne peut pas dire que le Québécois d’aujourd’hui a « gradué » d’une Grande École. On ne renie pas impunément la Mère Patrie, même pour l’Église. C’est, tôt ou tard, la déchéance, l’avilissement et la dégénérescence qui vous attend.

 

 

16. De Gaulle et le Québec.

 

 

De Gaulle avait une grande culture historique, d’abord parce qu’il était Français, ensuite parce c’était un officier supérieur de l’armée française et, un moment, professeur d’histoire à l’École de Guerre, enfin, parce que tout simplement il était De Gaulle, mais, nous croyons qu’il n’était pas très versé dans l’Histoire du Catholicisme en général et, encore moins, dans l’histoire du catholicisme québécois, et qu’il ignorait que les Québécois avaient chanté deux Te Deum en l’honneur d’Horatio Nelson pour sa destruction de la flotte française à Aboukir en Août 1798. Nous croyons que si De Gaulle avait eu connaissance de ces faits, non seulement il ne serait pas venu quémander l’appui des Québécois, qui l’ont éconduit d’ailleurs, au début de la Seconde Guerre mondiale, mais, qu’il n’aurait jamais mis les pieds au Québec, cette terre de Caïn, en 1967, pour crier du haut du balcon de l’hôtel de ville de Montréal, « Vive le Québec libre ».

 

 

17. Terre de Caïn

 

 

« Terre de Caïn », c’est l’expression que Jacques Cartier a utilisé pour décrire la côte nord du golfe du Saint-Laurent, quand il l’a aperçue pour la première fois, en 1534. Il faisait sans doute allusion au Chapitre IV de la Genèse, où Caïn, ayant tué son frère, Abel, est condamné à labourer une terre stérile. Mais peut-être aussi, Jacques Cartier, avait compris déjà, qu’une « terre de Caïn », qu’une terre stérile, ne pourrait engendrer qu’une « âme de Caïn ».

 

Par contre on raconte que : « Colomb, après son troisième voyage outre-atlantique de 1498, habitué durant six ans d’exploration des Antilles à ne rencontrer que des îles, appela Isla de Gracia (Île gracieuse) les côtes Nord du continent Sud des Amériques que ses aborigènes appelaient PARIA et qui fait partie aujourd’hui du Venezuela (ou petite Venise ).  Voir www.basile-y.com/popolocas/p2d.html  INDIENS ET BARBARES  I.2/. CRISTOPHE COLOMB ET SA PROUESSE : d) Un imposteur donne son nom au continent.

 

Il y a une grosse différence entre se faire appeler, au premier coup d’œil, Terre de Caïn ou Île gracieuse.

 

Un portraitiste, qui chercherait un modèle, pour peindre une face de Caïn ou une face de Judas, n’aurait au Québec que l’embarras du choix.

 

 

18. La France, la Nation la plus civilisée au monde.

 

 

Nous ne sommes pas Français, ni de père ni de mère, mais nous croyons que la France est aujourd’hui la nation la plus civilisée au monde. Il faut être d’une imbécillité totale pour tourner le dos à une telle ascendance, et ce, pour faire plaisir au prêtre ou pour faire carrière chez l’Anglais, ou encore, pour croire que l’on peut voler de ses propres ailes pour atteindre le degré de civilisation des Français.

 

Le Québec, pour nous, n’est rien du tout. Il n’a jamais été quelque chose et il ne sera jamais rien, à l’intérieur comme à l’extérieur du Canada, lequel ne vaut pas plus que lui, n’étant qu’une association de centres d’achat, selon l’ancien Premier Ministre, Jean Chrétien. Si le Canada n’est qu’une association de centres d’achat, pour l’ancien Premier Ministre du Canada Jean Chrétien, pour nous, le Québec est une association de dépanneurs et de fripiers pour ne pas dire de fripons.

 

Si, pour nous, la France est le pays le plus civilisé au monde, pour nous, le Québec est le pays le plus sauvage au monde. Le sauvage, le vrai sauvage, ce n’est pas celui qui est né sauvage, c’est celui qui choisi d’être sauvage, et le Québécois est fier de mal parler, d’être grossier, de mal se comporter, et surtout de ne pas être Français, avec tout ce que cela implique de civilisation.

 

 

 19. Nous sommes faits du limon de la terre. C’est pourquoi notre corps et ses qualités physiologiques et mentales sont influencés par la constitution géologique du pays où nous vivons.

 

 

Le Québec est une terre stérile, qui ronge la cervelle, qui ne sait plus distinguer entre le bien et le mal, et alors on se met à chanter des Te Deum à tort et à travers, sur un coup de sifflet, du prêtre ou de l’évêque.

 

Le Québec est une terre stérile, qui ronge le cœur, qui devient méchant et mauvais, et alors, l’immigrant n’est plus le futur compatriote, qui viendra renforcer le Québec, par sa culture, sa science et sa religion, mais un cracheur d’argent. (Dans chaque Québécois il y a, malheureusement, un Séraphin Poudrier qui sommeille et qui veille à la recette d’argent).

 

Rien d’étonnant à cela. Pour Alexis Carrel : « Nous sommes littéralement faits du limon de la terre. C’est pourquoi notre corps et ses qualités physiologiques et mentales sont influencés par la constitution géologique du pays où nous vivons »

 

 

20. La culture des Québécois

 

 

Pauvre petit Québécois! On lui enseigne, aujourd’hui, dans ses cours d’histoire, qu’il n’a pas de passé mais, par contre, un très grand avenir comme joueur de hockey ; que le grand guerrier québécois des temps modernes c’est Patrick Roy, gardien de but dans l’équipe de hockey nationale; que le compteur de son histoire a été mis à zéro, en 1763, date du Traité de Paris, en vertu duquel la France cédait, contre son gré, à l’Angleterre, le Canada; pire, que le compteur de son histoire a été mis à zéro en Août 1798, date de la destruction de la flotte française, par Nelson à Aboukir ; pire encore, que le compteur de son histoire a été ramené à zéro, le 10 janvier 1799, lorsque l’évêque coadjuteur de Québec, Mgr Plessis, devait déclarer aux Québécois, dans son homélie, qu’à partir de ce moment, ils n’étaient plus Français, mais catholiques et sujets de sa Majesté Britannique, c’est à dire anti-français.

 

Quelle différence avec ce qu’on nous enseignait, à nous, lorsque nous étions des enfants, inscrits dans des écoles françaises, dirigées par des religieux catholiques français. À 12 ans, nous savions par cœur l’histoire des Guerres Puniques et quand, quelques années plus tard, nous lisions le roman de Gustave Flaubert, « Salambô », dont l’introduction « C’était à Mégara, faubourg de Carthage, dans les jardins d’Hamilcar », nous était donné comme exemple de sobriété dans la rédaction du français, nous étions en territoire plus que familier. Si les Guerres Puniques ne faisaient pas partie, strictement, de l’Histoire de France, elles faisaient partie de l’Histoire de l’Europe, de l’histoire de la civilisation occidentale.

 

Quant à ses filles, l’astucieux, le malicieux, l’avaricieux Québécois, qui croit pouvoir rouler tout le monde sans être roulé, alors qu’il se roule lui-même, il les dote souvent (ça ne coûte pas cher) des petits noms anglais comme Jessica, Cindy, Sandy etc. croyant ainsi assurer leur avenir, à bon marché, au cas où elles ne trouveraient pas preneur en territoire québécois. L’ennui pour le malicieux Québécois, c’est que ses filles tombent, maintenant, très souvent, dans les bras de maghrébins et qu’il aurait peut-être intérêt à les doter de petits noms musulmans comme Khadigé, Fatma, Salma etc.

 

Si, pour Gérard Bergeron, un Canadien de souche française et auteur de l’ouvrage « Le Canada Français, après Deux Siècles de Patience » (op. cit. ), le Canada est un monstre géographique, historique, politique et économique, pour nous, le Canada est surtout un monstre moral, et le Québec, un monstre encore plus monstre que lui.

 

 

21. « Ce qui se conçoit bien s’énonce clairement et les mots pour le dire viennent aisément » (Boileau, Art Poétique).

 

Il a raison le frère « Un tel » lorsqu’il dit que l’on parle « joual » parce que l’on pense « joual ». Mais comme le joual est devenu aujourd’hui grognement de cochon, on parle « pourceau », parce que l’on pense « pourceau »

 

 

22. Le comportement des Québécois au cours des deux Grandes Guerres Mondiales

 

Façonné par le prêtre et l’Anglais, le Québécois est devenu peureux, pour ne pas dire carrément lâche. Comment peut-il s’attendre à être respecté, notamment par l’étranger, par l’immigrant, et même par l’Anglais lui-même, quand il n’ose pas chez lui, en plein Montréal, se débarrasser d’une rue Wellington (le vainqueur de Napoléon à Waterloo) et d’une statue de Nelson (le destructeur de la flotte française à Aboukir). Il est bon d’avoir l’échine souple, mais, pas à ce point. Pour lui d’abord, pour les autres ensuite, il doit savoir une bonne fois pour toutes s’il est sujet de Sa Majesté Britannique ou s’il est de souche française, attaché à la langue française, à sa littérature, à son histoire. Il n’est plus temps pour lui de jouer au petit malin. Il n’est plus temps pour lui de manger à tous les râteliers. Il est à la veille de disparaître complètement, à moins de se raccrocher aux basques du « maudit Français » qu’il insulte depuis plus de deux cents ans.

 

Façonné par le prêtre et l’Anglais, qui lui ont inculqué la haine de la France et de tout ce qui est français et qui ont fait de lui un peureux, le Québécois s’est défilé durant la Première Guerre mondiale, sur les instructions du prêtre qui lui a dit que la guerre en France, dans la Mère-Patrie, ce n’était pas de ses affaires, le prêtre ayant lui-même reçu instructions du Vatican de ne pas contrecarrer les efforts allemands pour reconstituer le Saint Empire Romain Germanique. L’Anglais en fut étonné, en fut offusqué, de voir le Québécois lui resservir les leçons de lâcheté apprises de lui. Alors qu’en France, la guerre s’étant déroulée sur son sol, le sang coulait à flot et qu’elle devait perdre près de 9 millions de personnes, le Québécois, embusqué derrière ses arpents de neige, buvait le sang de ses cochons, pour réchauffer son corps et son âme.

 

Il a été prouvé que Benoît XV, Giacommo Della Chiesa, élu pape le 3 Septembre 1914, mais, nommé cardinal quatre mois avant la mort de Pie X, survenue le 20 Août 1914, c’est à dire, élu pape avec seulement quatre mois d’ancienneté en tant que cardinal, était germanophile et qu’il était largement financé par le Kaiser, Guillaume II.

 

Façonné par le prêtre et l’Anglais, qui ont fait de lui un peureux, le Québécois devait se défiler une seconde fois, durant la Seconde Guerre mondiale, sur les instructions du prêtre et du Vatican, pro-allemand avec Pie XII, qui se mit à rêver de nouveau de la reconstitution du Saint Empire Romain Germanique. L’Anglais, c’est à dire l’Anglais né au Canada, devait s’en offusquer, alors que lui-même ne devait pas montrer plus de zèle que le Québécois dans la défense de la Mère Patrie, les pages les plus Glorieuses de l’Armée Canadienne ayant été écrites par les Canadiens nés en Angleterre et non au Canada.

 

Pauvres Québécois. Des jours douloureux les attendent, parce qu’on dit que le coin le plus infernal de l’enfer est réservé à ceux qui par lâcheté ne prennent pas parti, restent neutres, quand il faut prendre parti, comme quand la Mère Patrie est agressée.

 

23. La politique d’immigration du Québec

 

Pauvre Québec. Il a cru mener une haute politique d’immigration, au cours des 20 dernières années, en important 200.000 Maghrébins, pensant ainsi renforcer le fait français au Québec. C’est vrai que le Maghrébin, parle et écrit le français mieux que le Québécois, pour l’avoir appris de première main, de maîtres d’école et d’instituteurs français, alors que le Québécois l’apprend de troisième main, de maîtres d’école et d’instituteurs québécois quasi-analphabètes. Mais, si le Maghrébin parle et écrit le français, il hait la France, séquelle de la colonisation, et hait le chrétien, séquelle des croisades. Par contre, il raffole de la petite blonde québécoise aux yeux bleus. Résultat de tout cela, c’est qu’il a construit à Montréal 65 mosquées, et a épousé des Québécoises, faisant du Québécois de souche française, grand-père de musulmans et de musulmanes.

 

Le Québécois de souche, prétendument chrétien et catholique, n’a pas réussi, malgré sa fille dans le lit du Maghrébin, à faire du Maghrébin vivant au Québec, un chrétien. Quand on est francophobe, c’est ça le résultat.

Un Québécois de souche, au Maghreb, s’il avait voulu avoir dans son lit une Maghrébine, d’une façon  « halal », d’une façon  « casher ou kasher », il aurait fallu pour cela qu’il se convertisse d’abord à l’Islam, sinon, on lui aurait planté dans le ventre des coups de couteaux, suffisamment pour qu’il rende l’âme et aille se faire juger par le Dieu qui l’a crée.

 

Quel beau chemin parcouru depuis 1798, depuis le double Te Deum, chanté en l’honneur d’Horatio Nelson, sur les instructions de l’Église catholique du Québec.

 

24. Ce n’est pas avec des tricheurs que l’on construit un pays.

 

Ce n’est pas avec les faux citoyens canadiens d’origine libanaise que l’on construit un pays, qui, après avoir obtenu la nationalité canadienne et le passeport  canadien, grâce à un réseau de complicité, sans même résider une seconde au pays, et après avoir obtenu  toutes les cartes donnant accès à toutes les assurances possibles et imaginables ( assurance maladie, assurance emploi, assurance chômage, assurance vieillesse, bien-être social etc.) retournent, par dizaines de milliers, résider au Liban misérable, et vivre comme des rois grâce aux subsides canadiens et québécois et qui se rappellent, qu’ils sont Canadiens, quand ils doivent être rapatriés, ou quand leurs filles doivent accoucher, ou quand il faut les inscrire à l’Université, ou quand une opération chirurgicale coûteuse s’impose.

 

Ce n’est pas avec les déserteurs de l’armée américaine dont plus de 100.000 auraient été accueillis au Canada sous Trudeau durant la guerre du Vietnam que l’on construit un pays avec une armée digne de ce nom.

Ce n’est pas avec des immigrants-investisseurs que l’on construit un pays digne de ce nom, avec une armée digne de ce nom aussi.

 

Ce n’est pas 200 000 Maghrébins que le Québec aurait dû importer, mais 200 000 instituteurs et maîtres d’école, purement français, qu’il aurait dû importer, et chasser du décor le maître et l’instituteur québécois, l’envoyant en France parfaire sa formation bidon et plus que douteuse, son éducation, sa culture et sa connaissance du français et non pas six mois mais six bonnes années.

 

Il n’est jamais trop tard pour bien faire. Une telle politique d’immigration résoudrait bien des problèmes et assurerait la pérennité et la qualité de la culture et de la langue française au Québec, si, évidemment, le Québec le désire vraiment.

 

Le Québec est comme un enfant battu. Matraqué par le prêtre et l’Anglais, il a besoin de sa mère, de sa Mère patrie, la seule qui peut l’aider avec désintéressement à se reprendre en main, bien qu’il l’ait insultée copieusement.

 

Mais, c’est une réaction courante qu’un enfant battu se mette à crâner, stupidement. C’est ce que fait Québec, en ce moment, stupidement.

 

 

25. Le Québec du Cardinal Ouellette

 

Si pour le Cardinal Marc Ouellette, archevêque de Québec, les deux piliers de la société québécoise sont, la religion catholique et le français, et que le Québec est mûr pour une nouvelle évangélisation, en français, il nous paraît aussi mûr, pour une nouvelle colonisation par la France, avec pour Indiens d’hier, le Québécois d’aujourd’hui, beaucoup plus sauvage bien que cravaté. Il faudrait pour cela que Ouellette, de catholique romain devienne catholique gallican et que la France veuille bien à nouveau des arpents de neige du Québec.

 

Si pour le Cardinal Marc Ouellette, archevêque de Québec, les deux piliers de la nation québécoise sont ou devraient être, la foi catholique et la langue française, on est obligé de constater que, pour le moment, les deux piliers de la société québécoise sont l’élevage du cochon, faisant du Québec une vaste porcherie puante et le casino.

                

26. Le Canada et les États-Unis

 

Pour nous, la seule chose intelligente que Stephen Harper, l’actuel Premier Ministre du Canada, pourrait faire, le grand service qu’il pourrait rendre à ses compatriotes, serait d’oublier les vertus guerrières de ses compatriotes les Canadiens dits  anglais,  de même que les vertus guerrières des Canadiens dits français et surtout, les vertus guerrières des Canadiens dits investisseurs, et de négocier, en grande vitesse, l’intégration complète du Canada aux États-Unis, où chaque Province canadienne deviendrait un État, en profitant, pour cela, de la parité actuelle du dollar canadien avec le dollar américain.

 

Plus le $ canadien sera de pair avec le $ américain, plus les Canadiens réaliseront que cela ne vaut pas la peine de vivre dans un pays où tout est pire qu’aux États-Unis, le climat, le prix des choses, l’impôt, le comportement des banques, le chômage, le patriotisme, le respect des citoyens par la fonction publique et la magistrature etc.., et qu’il vaudrait beaucoup mieux faire partie des États-Unis que de perdre son temps et son argent à vouloir rester Canadiens et à entretenir des parasites à Ottawa, qui, chaque jour un peu plus, se transforment en tricheurs et voleurs.

 

27. Les Canadiens-Français sont catholiques mais pas chrétiens

 

Selon Gérard Bergeron, l’auteur de Le Canada Français après deux siècles de patience :   « Pour le Canadien-Français, sa  mère, c’est la France; et il ajoute volontiers que l’Angleterre est sa belle-mère. Pour le Canadien d’origine britannique, sa mère, c’est l’Angleterre, ou l’Écosse, ou l’Irlande   ou le Pays de Galles. Pour l’un et l’autre les Canadiens d’autres origines sont « nés de parents inconnus » et on les reçoit, avec humanité, mais sans ferveur, pour la seule raison que manquants de bras pour faire fructifier un domaine si vaste « la famille est trop petite ».

 

Sans doute, Gérard Bergeron est un fin observateur de la société canadienne, mais, nous pensons qu’il se trompe lorsqu’il dit que, pour le Canadien-Français, sa mère, c’est la France. C’est vrai pour une minorité de Canadiens-Français, mais, pour la grosse majorité, sa mère, sa vraie mère, sa sainte mère, c’est l’Église catholique du Québec qui ne supporte aucun partage dans l’amour qu’elle estime lui revenir.

 

28. Le poids relatif du Québec

 

Selon les résultats du dernier recensement, effectué en 2006 par Statistique Canada, le nombre des Canadiens ayant pour langue maternelle le français est en baisse et ne représente plus que 22 % de la population du Canada.

Sur la base d’un tel résultat on est tenté de dire aux Québécois: « Vous chantiez des Te Deum, en 1799, en l’honneur d’Horatio Nelson, pour sa destruction de la flotte française à Aboukir, He bien, dansez maintenant, en attendant d’aller loger, pour l’éternité, dans le coin le plus infernal de l’enfer, celui réservé aux lâches, aux traîtres, aux renégats et tout particulièrement à ceux qui renient la mère patrie ».

Pauvre Québec ! Le bateau sur lequel il flotte prend de l’eau de tous les côtés et il n’est pas loin le jour où il sera complètement englouti par les flots anglo-saxons sans laisser de traces

Le bateau du Québec a commencé à prendre de l’eau, ce jour de janvier 1799, quand il a entonné deux Te Deum en l’honneur d’Horatio Nelson pour la destruction de la flotte française à Aboukir le 1er Août 1798, sur l’invitation de ses prêtres catholiques.

Le bateau du Québec a continué à prendre de l’eau lorsqu’il a cru qu’il pouvait perpétuer la Nouvelle France en Amérique avec des Maghrébins, francophones, et avec des Québécois, francophobes, alors que la Nouvelle France avait besoin et a toujours besoin de francophiles comme nous.

Le bateau du Québec a encore pris de l’eau lorsqu’il a cru, dans son imbécillité, qu’il pouvait perpétuer la Nouvelle France avec des immigrants-investisseurs qui, après avoir craché l’argent qu’on leur demandait et obtenu le passeport canadien, ont craché, tout court, sur le Québec.

Le bateau du Québec a encore pris de l’eau lorsqu’il a troqué la langue française pour le « joual »  et le «joual »  pour le « pourceau »

Le bateau du Québec prend de l’eau chaque fois qu’il reçoit mal, aujourd’hui, et qu’il écoeure le Français de France qui a eu le courage de s’aventurer en territoire québécois, et qu’elle l’oblige à retourner chez lui, au lieu de le recevoir les deux bras ouverts et tenter, avec lui, de refaire une Nouvelle France, l’ancien projet ayant raté, n’ayant engendré que des francophobes.

 

29. La ferveur française des Canayens

 

Il a vu loin Alexis de Tocqueville (1805- 1850) quand, dans son ouvrage De la démocratie en Amérique (1835-1840), il a écrit :

Nous avons remarqué, par les conversations que nous avons eues avec plusieurs Canadiens, que leur haine se dirigeait plus encore contre le gouvernement que contre la race anglaise en général. Les instincts du peuple sont contre la race anglaise, mais beaucoup de Canadiens appartenant aux classes éclairées ne nous ont pas paru animés, au degré que nous croyions, du désir de conserver intacte la trace de leur origine, et de devenir un peuple entièrement à part. Plusieurs ne nous ont pas paru éloignés de se fondre avec les Anglais, si ceux-ci voulaient adopter les intérêts du pays. Il est donc à craindre qu’avec le temps et surtout l’émigration des Irlandais catholiques, la fusion ne s’opère. Et elle ne peut s’opérer qu’au détriment de la race, de la langue et des moeurs françaises…Il y a donc fort à parier que le Bas-Canada finira par devenir un peuple nombreux. Tout deviendra anglais autour de lui. Ce sera une goutte d’eau dans l’océan. J’ai bien peur que … la Fortune n’ait en effet prononcé, et que l’Amérique du Nord ne soit anglaise.

 

Le Destin a donné aux Québécois, à un certain moment de leur histoire, des choses saintes et des perles :

• la religion chrétienne, derrière le rite catholique ;

• la civilisation française, derrière la langue française.

 

Mais il semble que le Destin s’est trompé, en commettant l’erreur que le Christ nous commande à tous, y compris le Destin, de ne pas commettre : « Ne donnez pas ce qui saint aux chiens, ni ne jetez vos perles devant les pourceaux, de peur qu’ils ne les foulent à leurs pieds et que se retournant ils ne vous déchirent » (Saint Matthieu)

 

Façonné par le prêtre catholique québécois et l’Anglais, le Québec d’aujourd’hui, le Québec de 2008, ressemble à la société anglaise qu’il avait pris pour modèle et se caractérise par :

•l’indifférence religieuse ;

•l’impudeur de ses femmes ;

•l’indiscipline et la grossièreté de ses enfants;

•une francophobie, de source catholique, signe évident d’idiotie, maladie psychiatrique plus grave que l’imbécillité; 

•une langue, dérivée du français, qualifiée par certains de « joual » et par d’autres de « pourceau » qui ressemble au Cockney des basses classes anglaises.

 

Quel beau chemin parcouru depuis le double Te Deum chanté par les Québécois, en 1799, en l’honneur d’Horatio Nelson, pour sa destruction de la flotte française, à Aboukir, parcours qui n’augure rien de bon pour l’avenir.

 

Mère Marie de l’Incarnation, la fondatrice, en 1639, des Ursulines du Québec, disait en son temps (1668) « On fait plus facilement un Sauvage avec un Français, qu’un Français avec un Sauvage ». 

 

Si Mère Marie de l’Incarnation revenait, en 2008, sur terre, à l’occasion du 400e anniversaire de la fondation de la ville de Québec et de la quasi-fondation de la Nouvelle France, elle constaterait, au vu du peu de ferveur des Québécois à vouloir fêter cet anniversaire, que le Québécois de 2008 est plus Sauvage que Français, Sauvage sans doute cravaté mais, Sauvage de la pire espèce, parce que francophobe. Pour donner aux fêtes du 400 e anniversaire un certain lustre que le Québécois ne peut ni ne veut donner, certains songent à inviter la Reine d’Angleterre, d’autres Sa Sainteté le Pape, et ainsi faire l’essentiel, un petit coup d’argent, sur le dos de ces deux personnages. Nous doutons qu’ils réussissent.

 

Ce qui est important pour le Québécois chaque fois qu’il entreprend quelque chose ce sont les retombées financières de la chose et non la valeur fondamentale de la chose. S’il fête le 400ème anniversaire de la fondation de Québec c’est pour les retombées financières. S’il invite le Pape c’est pour les retombées financières. S’il fête Noël ou Pâques c’est pour les retombées financières. On ne peut avoir un comportement plus mesquin. Sa dernière trouvaille, c’est la création du crime organisé de la contravention routière avec pour complice la Police du Québec. On punit les excès de vitesse non pas pour l’excès mais pour les retombées financières.

 

Si l’on peut croire que la Reine d’Angleterre, Elizabeth II, n’a aucune illusion sur la morale de ses sujets canadiens, sachant que dans chaque Anglais un corsaire sommeille et sachant aussi, qu’Elizabeth I, appréciait au plus haut point les rapines de son corsaire en chef, Sir Francis Drake, qu’elle anoblit après lui avoir rendu visite à son bord bourré à craquer de l’or volé aux Espagnols, lequel était lui-même volé à d’autres, on peut craindre que le Pape ait des illusions sur la qualité de la foi catholique qui habite le cœur du Québécois de souche. Sans doute le Québécois de 2008 est toujours monothéiste, mais, ce n’est plus le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob qu’il adore mais, le Veau d’or et pire que le Veau d’or, le minable dollar canadien.

 

Selon Emmanuel Todd :

« L’histoire des religions abonde en exemples d’un fléchissement de la foi débouchant sur une divinisation de la richesse. Le mythe du veau d’or exprime cette séquence : celui qui abandonne Dieu court vers l’idole monétaire. La crise protestante du XVI e. siècle a engendré une nouvelle religion, mais, elle s’est accompagnée d’une frénésie d’accumulation monétaire évoquée par Max Weber dans

L’éthique protestante et l’esprit du capitalisme. Toujours la disparition de la croyance conduit à des comportements de thésaurisation chez le vrai et faux bourgeois du XVI e arrondissement de Paris comme chez leurs concierges venus du Nord portugais, région fortement catholique jusque vers 1980. Le phénomène est tout à fait général : face à un effondrement des structures d’éternité, l’individu cherche dans l’argent une sécurité à la fois terrestre et métaphysique. L’or, dans une conception ancienne qui se refuse à percevoir les variations relatives de sa valeur, est éternel, comme Dieu. La monnaie moderne est plus incertaine. Mais justement le rêve monétaire européen propose la réalisation d’une monnaie unique et stable aspirant à l’éternité de l’or. (Voir Emmanuel Todd, dans L’illusion économique, Gallimard, 2005, Collection Folio actuel, page 254.)

 

30. Une culture de tricherie  

 

Chassez le naturel, il revient au galop.

Le naturel au Québec, le naturel au Canada anglais, c’est la tricherie. Tout baigne dans une atmosphère de tricherie. Chaque fois qu’un Québécois, chaque fois qu’un Anglo-Canadien, a l’occasion de tricher, il n’hésite même pas une seconde à le faire et ce, « du plus petit jusqu’au plus grand, du moussaillon au commandant ».

 

Cela s’explique par le fait que, dès le point de départ, la Nouvelle France, tout comme la Nouvelle Angleterre, ont été conçues comme des projets d’exploitation, comme des colonies d’exploitation, contrairement à la Nouvelle Jérusalem aux États-Unis qui se voulait une colonie de peuplement, un projet moral, la construction d’une Jérusalem nouvelle plus juste et plus honnête qu l’ancienne.

 

Sur l’Arabella, bateau de 350 tonneaux, se dirigeant sur la baie du Massachusetts, en 1630, John Winthrop, dans un sermon à ses compagnons de voyage, devait dire : « Nous serons comme une ville au sommet d’un mont, les yeux du monde seront fixés sur nous; si nous sommes déloyaux envers notre Dieu dans la tâche que nous avons entreprise et qu’ainsi Dieu soit amené à nous retirer l’aide qu’il nous accorde présentement, alors nous serons la fable et la risée du monde entier ». Telle est la conscience aiguë que les Américains ont de leur destinée.

 

C’est le Québec et les Provinces Canadiennes, qui sont, aujourd’hui, la fable et la risée du monde entier, l’un pour tourner le dos à la France, les autres, les Provinces Canadiennes, pour ne pas négocier activement leur intégration aux États-Unis, chacune, en qualité d’État.

 

31. Le Québécois en 2008 : un rustre, un vilain de l’Ancien régime français.

 

Le Québécois d’aujourd’hui, le Québécois de 2008, le Québécois qui est à la veille de fêter le 400 e anniversaire de la fondation de la ville de Québec et de la quasi-fondation de la Nouvelle France, c’est encore, pour nous, malheureusement, le « vilain » de l’Ancien régime français. Il n’a pas eu l’occasion, et quand l’occasion s’est présentée, il n’a pas voulu la saisir, de s’ennoblir, moralement, comme le vilain de France, grâce à la Révolution de 1789, à l’épopée Napoléonienne, à la construction d’un vaste empire colonial, à la participation à deux Grandes Guerres mondiales, à la construction de l’Union Européenne. Il est resté dans son coin, il est resté vilain.

 

32. Oignez vilain il vous poindra, poignez vilain il vous oindra.

 

Si cet adage rentre dans la cervelle d’un Premier Ministre canadien, du type Pierre Eliott Trudeau, et qu’il devienne la base d’une politique à l’égard du Québec, il est certain que le Québec, en tant que société distincte, disparaîtra, non pas en moins d’une génération, mais, à l’instant même

 

33. Le Québécois de souche en 2008 : un nègre blanc

 

Nous avons, dans le présent article, traité souvent les Québécois, de nègres blancs, de sauvages cravatés, quand ils portent cravate et même toge rouge, en oubliant, pour le moment, la façon ridicule et sauvage dont l’Archevêque catholique de Sherbrooke et Chancelier de l’Université de Sherbrooke ainsi que son Recteur portent l’épitoge, qui, à l’origine, était un couvre-chef, mais qui, entre les mains de Québécois, est devenu caleçon (de l’italien calzoni et de calza, bas). Ces qualificatifs, ce n’est pas nous qui les avons inventés, ce n’est pas nous qui les avons créés, ce n’est pas nous qui les avons forgés, nous n’avons fait que les confirmer sur la base de notre expérience et d’une vie de près de cinquante ans en milieu québécois. Ces qualificatifs ont été créés, avant nous, par un Québécois, de souche française, Jacques Brault, brillant écrivain et talentueux philosophe, pour décrire ses compatriotes ou, plus exactement, ses coreligionnaires. Nous croyons, après un séjour de près d’un demi-siècle en milieu québécois, que les expressions de Jacques Brault, décrivent avec une très grande exactitude la réalité et qualifient très exactement, non pas tous les Québécois, mais, malheureusement, la très grande majorité d’entre eux. Il y a des Québécois, dont la culture, la finesse, et le degré de civilisation, sont tels, qu’ils méritent notre plus grande admiration et notre plus haute considération. Mais, combien rares sont-ils!

 

On raconte qu’en Louisiane « en 1720 – dans le contexte d’un conflit franco-espagnol (1719-1722) au cours duquel les Français s’emparèrent provisoirement de Pensacola, une expédition espagnole composée de 42 soldats, d’un prêtre et de 70 Indiens Pueblos se rendit dans les Plaines à partir du Nouveau-Mexique, pour contrer l’influence française et forger une alliance avec les Osages. Mais, cette expédition, dirigée par Pedro de Villasur, fut défaite par une force combinée de Français, de Pawnees, d’Otos et de Missouris. Lorsque ces derniers rendirent visite par la suite au commandant  du Pays des Illinois, Boisbriant, ils s’avancèrent vers le fort en procession, « dansant le calumet», vêtus d’habits liturgiques et bardés d’objets de culte qu’ils avaient pris aux Espagnols : le chef, coiffé d’un bonnet de plumes et d’une paire de cornes de bison, portait une chasuble, et une patène, percée d’un clou, lui servait de hausse-col; les autres revêtaient des chasubles, des aubes, des étoles et des manipules, portaient des croix et des chandeliers, et au cou d’un cheval pendait un calice et une cloche…» Voir  Histoire de l’Amérique Française , Havard et Vidal, Flammarion, 2008, page 138.

 

Cette histoire nous fait penser à la façon dont le Chancelier de l’Université de Sherbrooke, soit l’archevêque catholique de Sherbrooke et le Recteur de l’Université, portent l’épitoge, la partie la plus décorative de la toge, lors d’une distribution de diplômes. Au lieu de la porter sur les épaules et autour du cou, ils la portent autour des fesses. On a l’impression que tous les deux ont encore du sang indien dans les veines.

 

 

34. La francophobie des Québécois de souche française.

 

La francophobie, c’est le cancer, inoculé par le prêtre catholique quasi-analphabète, qui ronge la plupart des Québécois. Du cancer, on ne guérit pas, on en meurt.

La francophobie des Québécois de souche française s’expliquerait, pour certains, par le fait que beaucoup de Québécois sont fils ou filles de prêtres catholiques.

 

Certains prétendent que l’on finit par ressembler au physique comme au moral à l’animal dont aime et mange la viande régulièrement. En mangeant trop de chicken on finit par devenir chiken.  En mangeant trop de viande de porc on finit par se comporter en cochon. Cette dernière thèse nous paraît avoir, sur la base de nos observations, une certaine crédibilité au Québec.

 

 

 

35. Le Québécois de souche et l’Église catholique du Québec

 

En 2008, le Québécois d’origine française, portant des noms à consonance française, prétendument attaché à la langue française, à sa langue française, à son joual, à son pourceau, mais en même temps francophobe, prétendument attaché au rite catholique, ou plutôt à son rite catholique, n’a pas honte, n’a plus honte, lorsqu’il fait mal. Le Québécois de 2008 ne rougit plus lorsqu’il transgresse les 10 commandements ou lorsqu’il profane les 7 sacrements, ce qu’il fait journellement. Il ressemble en cela à l’Église catholique qui l’a dressé et éduqué. Car elle aussi ne rougit plus quand elle fait mal. L’Église catholique est une vieille, très vielle institution. Elle a plus de 2000 ans derrière elle. Elle en a vu de toutes les couleurs, mais aussi, elle en a fait voir de toutes les couleurs au genre humain. Hier c’était l’Inquisition qui a durée 5 siècles.  Aujourd’hui c’est la pédophilie de ses prêtres en Amérique, la francophobie des catholiques au Québec. L’Église catholique est devenue une machine sans âme et comme un moteur elle ne rougit pas lorsqu’elle a une défaillance.

 

L’Église catholique est capable de belles choses, mais, elle est capable aussi de beaucoup de bassesses et même de triples bassesses par dévotion probablement à la Trinité.

 

Ce fut sans doute une belle chose, au Moyen Âge, le droit d’asile. Ce fut sans doute une belle chose, lorsque le pauvre diable, le malheureux, le malchanceux, le blessé, l’écorché, poursuivi par les hommes du Roi, pouvait se réfugier dans une église, demander humblement l’asile, pour respirer un peu, reprendre son souffle, avant que la traque ne reprenne. Ce fut sans doute une belle chose, lorsque le prêtre, sur le parvis de son église, pouvait dire aux hommes du Roi : « Stop ! Vous n’irez pas plus loin ! Ici c’est la maison de Dieu ! Celui que vous poursuivez est sous sa protection ! C’est Lui qui jugera, pas votre Roi ! ». Et ce fut aussi une plus belle chose encore, quand les hommes du Roi s’inclinaient, par piété. Mais, malheureusement pour l’Église catholique, pour une belle chose trois bassesses; pour deux belles choses, six bassesses; pour trois belles choses neuf bassesses.

 

Nous sommes étonnés d’ailleurs que l’Église catholique du Québec, se soit contentée de faire chanter aux Québécois deux Te Deum et non pas trois, en l’honneur d’Horatio Nelson, pour sa destruction de la flotte française, à Aboukir, en 1798.

 

Les bassesses et les chienneries québécoises, passées, présentes et futures, envers et contre tout ce qui peut exister de noble au monde, ont commencé, quand deux évêques catholiques, de basse extraction, Mgr Denaut et Mgr Plessis, l’un fils de boulanger et l’autre fils de forgeron, ont mandé, ont ordonné, au peuple québécois de chanter, en 1799, deux Te Deum, en l’honneur de l’amiral Nelson pour sa destruction de la flotte française à Aboukir en 1798 et de considérer que depuis cette défaite française, la Mère Patrie des Québécois, ce n’est plus la France mais l’Angleterre.

 

Sarkozy, le Président actuel de la République Française, devait réfléchir 7 fois avant de décerner la Légion D’Honneur à un Québécois, car dans 99 % des cas, il risque de la décerner à un francophobe, tout comme il risque de transformer la Légion d’Honneur, instituée par Napoléon, en une Légion du Déshonneur.

 

Les propos que nous venons de tenir à l’égard d’évêques québécois peuvent paraître méprisants. Ils le sont en effet, mais, justifiés.

 

36. Le fils de qui on est, n’est pas chose indifférente mais chose déterminante.

 

De tout temps on a remarqué que le fils de qui on est, n’est pas chose indifférente, mais, au contraire, chose déterminante.

Alexandre, fils de roi, eut pour maître Aristote et pour livre de chevet l’Iliade et l’on sait quelle brillante carrière il devait réaliser. A Byzance, « Empereur, Basileus » c’était une chose, « Empereur, Basileus, fils de Basileus », porphyrogénète, né dans la salle de porphyre réservée aux impératrices qui accouchent, c’était une autre chose, une autre qualité. Pour les Arabes, « Sultan », c’était une chose, « Sultan, fils de Sultan » une autre chose. Les Français ont des dictons : « Tel père tel fils » ou encore « Tel maître tel chien ».  Il faut être de basse extraction pour renier la Mère Patrie.

 

37. Tel maître tel chien.

 

On a remarqué que lorsqu’un chien était méchant et vicieux, c’était par ce que son maître était méchant et vicieux et que, lorsqu’un chien était doux, c’était par ce que son maître était doux.

 

Au Québec, après la conquête anglaise en 1760, le maître, le maître absolu devait devenir le prêtre, dont le maître était à son tour l’évêque. C’est donc au clergé qu’il faut attribuer les vices et les bassesses, passées et présentes des « Canayens ».

 

À la question de savoir qui sont, que sont devenus les Québécois, en l’an de grâce 2008, en l’an où ils fêtent, sans ferveur, le 400 è anniversaire de la fondation de la ville de Québec, pratiquement, en l’an où ils fêtent le 400è anniversaire de la fondation de la Nouvelle France, qui sont, que sont devenus, les descendants de ceux qui ont entonnés, en 1799, un double  Te Deum en l’honneur d’Horatio Nelson, pour sa destruction de la flotte française, à Aboukir, sur le commandement des évêques de l’Église catholique du Québec, la seule chose qui nous vient à l’esprit, pour répondre à cette question, après presque 50 ans de vie en milieu québécois, c’est le commandement du  Christ, dans l’évangile de Saint Matthieu : « Ne donnez pas ce qui saint aux chiens, ni ne jetez vos perles devant les pourceaux, de crainte qu’ils ne les foulent à leurs pieds et que, se retournant, ils ne vous déchirent »

 

Autrement dit, le Québec, depuis sa fondation, grâce à l’Église et aux Anglais, s’est fort bien doté, non pas de Prix Nobel, mais très largement, d’êtres, plus proches du chien et du pourceau, que de l’être humain.

 

À l’époque du Traité de Versailles, en 1763, en vertu duquel la France cédait à l’Angleterre sa colonie du Canada, contre le sucre des Antilles, Voltaire qualifiait le Canada de « pays couvert de glace huit mois de l’année, habité par des barbares, des ours et des castors ». Voltaire jugeait de loin puisqu’il n’avait jamais mis les pieds au Canada. Mais nous, en 2008, après avoir foulé le sol du Québec pendant près de 50 ans, nous sommes tentés de reprendre, mot pour mot, les termes de Voltaire, pour qualifier le Québec d’aujourd’hui.

 

Nous sommes francophiles à cent pour cent. Nous avons pour la civilisation française, pour l’histoire de la France, pour sa littérature, pour ses juristes, la plus haute admiration. C’est la francophobie des Québécois, son hostilité sourde à tout ce qui est français, de source ecclésiastique, de source catholique, c’est leur xénophobie, leur fanatisme, qui, après nous avoir écoeuré, nous a amené, par réaction, à écrire le présent texte. A force d’insulter, même sourdement, les autres, il faut s’attendre à recevoir la pareille.

 

À la question de savoir qu’est-ce que le Canada, Jean Chrétien, au début de sa carrière de Premier Ministre du Canada, devait répondre que c’était une association de centres d’achat.

 

Mais, 15 ans plus tard, après trois mandats de près de 5 ans chacun, il devait dire que le Canada, c’était le plus beau de tous les pays du monde, comme le tango à la mode dans les années 1930 ou 1933, au Moulin Rouge ou au Casino de Paris, dont les paroles commençaient par « le plus beau de tous les tangos du monde c’est celui que j’ai dansé dans tes bras »

 

Si vous nous demandez, à nous, francophile et après avoir été éduqué et cultivé dans des écoles catholiques françaises, réellement françaises, et après près de 50 ans de vie en milieu Canadien, qu’est-ce que le Canada? notre réponse est : une association de tricheurs, qui ne vit que des miettes qui tombent de la table des Américains.

 

Et à la question de savoir qu’est que le Québec, notre réponse est : une masse d’analphabètes, une masse de francophobes, plus proche de l’animal, plus proche du pourceau, que de l’être humain.

 

Sarkozy a raison. Plus il se tiendra éloigné, plus il prendra ses distances avec le Québec, mieux cela vaudra pour la France.

 

 

38. Monseigneur Laval, premier évêque de la Nouvelle France, n’a jamais fait partie de l’épiscopat français.

 

Il y a eu, dès l’origine, une ambiguïté, dans le statut du premier évêque de la Nouvelle France, qui peut expliquer, par la suite, la francophobie redoublée du clergé catholique du Québec.

 

Dans leur « Histoire de l’Amérique Française », Cilles Havard et Cécile Vidal, (Éditions Flammarion, 2008, page 176) écrivent :

« Après la reprise, en main royale, du Canada en 1663, le rôle des religieux, tout en restant important, fut moins central dans l’entreprise coloniale. Le premier évêque fut désigné par le roi en 1674. Il s’agissait de monseigneur Laval, qui bénéficiait depuis 1658 du titre de vicaire apostolique de la Nouvelle France. Les successeurs de Laval, furent pour la plupart absentéistes, passant plus de temps en France que dans la colonie. Appelé couramment Monsieur de Québec, l’évêque dirigeait un diocèse qui s’étendait sur toute l’Amérique du Nord Française et qui relevait non pas d’un archevêque Français - il ne faisait d’ailleurs pas partie de l’assemblée du clergé de France – mais directement de Rome. Cela ne l’empêchait pas d’être soumis l’Église gallicane, puisqu’il était nommé et payé par le roi et qu’il entretenait une correspondance régulière avec le ministre de la Marine. L’évêque de Québec avait du mal à exercer son influence en Louisiane et à l’île Royale, même s’il y nommait un grand vicaire chargé de le représenter : cela s’expliquait par les difficultés de communication et par le fait que des réguliers (et non par des prêtres séculiers), payées par le roi, y étaient chargés de l’encadrement paroissial. Aussi, en 1734, l’abbé de l’Isle-Dieu en France fut il nommé vicaire général, au nom de l’évêque de Québec, de toutes les questions ecclésiastiques en Louisine et à l’île Royale ».

 

 

 

39. Les Canadiens de souche française et les Irlandais

 

Ils se sont aimés, ils se sont mariés et ils se sont nui. 

 

Il y a beaucoup de similitudes entre l’âme québécoise et l’âme irlandaise et beaucoup de Québécois sont plus fiers du sang irlandais qui coule dans leurs veines, en plus du sang indien, que de leurs origines françaises.

 

Jules Michelet, lors d’une visite en Irlande et débarquant à Dublin devait écrire :

 

« Quoique ces quais soient plus réguliers sur une rivière moins large, je leur trouve une ressemblance avec les nôtres. Il y manque le Louvre, les Tuileries, les Champs-Élysées, les Invalides, c’est à dire la force, la nationalité. Dans la population aussi je retrouvais la France, mais enlaidie, abrutie, sauvage. La sensualité, l’ivrognerie étaient sur tous les visages. Presque à chaque porte, une femme triste et comme idiote, tenant dans ses bras, un, deux enfants. Les gens comme il faut sont vulgairement Anglais. À la descente d’un pont, que je comparerais volontiers à la descente du pont Saint-Michel vers le Palais de Justice, un homme et une femme proprement mis se querellaient avec un horrible petit bossu en loques; les cris étaient si rauques, si sauvages qu’ont eu cru qu’ils allaient s’égorger.

 

« Nous nous fîmes conduire à l’une des chapelles catholiques à travers de laides et sales petites rues. Des deux côtés, une foule de mendiants dégoûtants, une misère innombrable, profonde, incurable, à désespérer la charité. Dans l’intérieur de l’église, je ne vis qu’un banc ou deux seulement à la tribune de l’orgue et deux petits au loin vers l’autel. Tout l’auditoire était debout; sa ferveur suffisait, et de reste, pour le soutenir. Le prêtre accomplissait le sacrifice avec une onction passionnée; plusieurs hommes du peuple s’y unissaient vivement de geste et de cœur. Tous finirent par se mettre à genoux. Quelque sale et dur que fût le pavé, des femmes, de jeunes demoiselles proprement mises s’y mettaient et y restaient de bonne grâce. Tout le peuple, il faut le dire, était bien laid, bien misérable et ce qu’il y avait de plus cruel, c’est que la misère morale n’était guère moins visible que l’autre. Une chose seule brillait sur ces visages déformés par la souffrance et les excès, c’était une foi ardente, aveugle, qui n’est peut-être ici que l’espoir d’une existence plus heureuse.

 

« Triste dégradation que celle d’un peuple qui perd sa langue, qui a changé de langue sans changer de génie » 

Glané dans La Grande Tribu de Victor-Lévy Beaulieu, Éditons Trois Pistoles, 2008, pages 381-382.

 

 

40. Le Québécois de souche française ne mérite pas la médaille de la Légion d’Honneur Française.

 

Pourquoi ?

 

Pour les motifs suivants.

 

D’abord, parce que bûcheron, fils de bûcheron, arrière petits fils de bûcheron, devenu aujourd’hui éleveur de cochons, le Québécois est un homme pratique. Entre un ruban rouge, celui de la Légion d’Honneur, et un billet de 20 dollars canadiens, il préfère le billet de 20 $ parce que, au moins, avec 20 $, il peut se payer une caisse de bière alors qu’avec le ruban rouge de la Légion d’Honneur il ne peut même pas se curer les dents. Telle est son échelle de valeurs.

 

Le second motif, parce que le Québécois, façonné par le prêtre et l’Anglais, est, dans   l’âme, francophobe.

 

Le troisième motif, parce que durant la Première Guerre Mondiale, alors que la Mère Patrie, la France, était dans le trouble, lui, il s’est lâchement défilé sous prétexte qu’il ne voulait pas épouser les querelles de l’Angleterre.

Le quatrième motif, parce que durant la Seconde Guerre Mondiale, alors que la Mère Patrie était à nouveau dans le pétrin, il s’est à nouveau, lâchement, défilé, sous prétexte qu’il était séminariste.

 

Enfin, le cinquième motif, et c’est le plus important, c’est parce que l’Ordre de la Légion d’Honneur Française a été instituée par Napoléon, Napoléon le Grand. Or, chaque fois que Napoléon subissait un revers, comme à Aboukir en 1798 ou comme à Warterloo en 1815, le Québécois jubilait et chantait des Te Deum en l’honneur des adversaires de Napoléon.  Les Québécois devaient même chanter deux Te Deum, pas un, mais deux Te Deum, en l’honneur d’Horatio Nelson pour sa destruction de la flotte française, en Août 1798, à Aboukir.

 

Sarkozy, le Président de la République Française en 2008, peut, en décernant, à tort et à travers, la médaille de la Légion d’Honneur, oublier les bassesses, les chienneries et les lâchetés québécoises. Nous, nous ne l’aurions pas fait

 

 

41. Les Québécois de souche : « Race au caractère peu franc, mou, peu propre à une vie de dévouement et de sacrifice »

 

 

Mélange de vilains de l’Ancien Régime français, de Sauvages et d’Irlandais, les Québécois n’étaient pas particulièrement appréciés des Supérieurs des ordres religieux catholiques.

 

Dans l’Histoire du catholicisme québécois, Éditions du Boréal, 1984, volume III, tome I page 149, Jean Hamelin et Nicole Gagnon écrivent :

 

« L’immigration au Québec est plus facile pour les ressortissants des communautés qui y sont déjà établies; dans l’immédiat, elle ne pose que des difficultés d’hébergement dans les couvents. Mais cet afflux de sang neuf fait ressortir un autre problème. À l’abri de leur constitution romaine et sous la gouverne de leur maison générale sise à l’étranger, certaines communautés ont négligé de se canadianiser. L’ouverture d’un scolasticat pour les Rédemptoristes oblige le supérieur belge à poser cette question délicate.  Les supérieurs aimeraient bien « belgiser » leurs sujets canadiens, issus d’une race « au caractère peu franc, mou, peu propre à une vie de dévouement et de sacrifice ». Mais les Canadiens sont de langue française ou anglaise, si bien que « le gros nuage » (….) c’est la question des races et des langues » et « les esprits sont fort divisés sur ce point ». Comme les Sulpiciens, les Jésuites, les Dominicains, les Oblats avant eux, les Rédemptoristes belges cèdent peu à peu et créent, après bien des hésitations, non pas une province territoriale canadienne, mais une province d’expression française en 1911 et une vice-province d’expression anglaise en 1912, toutes deux pouvant s’étendre du Pacifique à l’Atlantique. Le même problème se pose lors de l’élection des supérieurs. En certaines communautés, les luttes sont si vives que l’évêque doit intervenir. En 1917, dans une lettre on ne peut plus sèche au supérieur général des Frères des Écoles Chrétiennes, le cardinal Bégin insiste sur la nécessité de nommer un Canadien français au conseil de l’Institut. Il y dénonce un « système de délation qui ne cadre guère avec nos habitudes », « l’autocratie et le chauvinisme des assistants français », « un penchant trop marqué pour le favoritisme en ce qui concerne leurs compatriotes », « les procédés d’intimidation à l’égard des frères canadiens-français ». Il conclut péremptoirement : « Nous voulons en outre faire donner à nos scolastiques une formation nationale ».

 

 

42. Pour Ceslas-Marie Forest o.p. les Canadiens français seraient des crétins.

 

Qui est Celas-Marie Forest ?

 

Un distingué dominicain.

 

Issus des vilains et de vilaines de l’Ancien Régime français, de Sauvages et de Sauvagesses du Nouveau Monde, d’Irlandais et d’Irlandaises de la misérable Irlande, abrutis par le clergé catholique et l’Anglais, abrutis par le travail en forêt, les Canadiens français seraient, selon Ceslas-Marie Forest o.p., atteints de crétinisme, maladie psychiatrique, incurable, irréversible, mais, transmissible de père en fils.

 

Dans l’Histoire du Catholicisme québécois, Éditions du Boréal, 1984, Volume III, tome I, pages 414 à 416, Jean Hamelin et Nicole Gagnon écrivent :

 

« À l’orée du siècle, les Dominicains, que leur réputation de libéraux rendait suspects, avaient dû se résigner à fonder leur couvent d’études à Ottawa, Mgr Bruchési et Mgr Bégin tardant à leur ouvrir les portes de leur diocèse. Leur objectif premier restait toutefois Montréal, « milieu plus favorisé des biens de la fortune » et surtout Québec, « car saint Dominique recherchait de préférence les villes qui possédaient l’influence intellectuelle ». Grâce aux bons offices du père Gonthier, premier dominicain canadien- français, qui avait pris carrément le parti des évêques contre ses supérieurs d’origine française, Mgr de Montréal et Mgr de Québec s’étaient laissés amadouer. En 1901, le premier confiait aux Dominicains la paroisse bourgeoise de Notre-Dame-de-Grâce; le second les autorisait en 1906 à prendre pied dans le quartier huppé de la Grande-Allée où la paroisse de Saint-Dominique serait érigée en 1925. Mais le ministère auprès d’une « population choisie » ne suffisait pas au zèle des Frères prêcheurs. Avant d’être les fils de Lacordaire, le catholique libéral, et les alliés de Dupanloup, l’adversaire du dogme de l’infaillibilité pontificale, les Dominicains sont les héritiers de Thomas d’Aquin, le docteur officiel de l’Église. Ils sont conscients d’avoir un quasi-monopole de droit sur la Vérité. (Peut-être même gardent-ils jalousement en mémoire la révélation supposément faites à sainte Catherine de Sienne comme de quoi, non pas le pape , mais les fils de saint Dominique, « interprèteraient toujours fidèlement la Parole de Dieu et ne s’en écarteraient jamais »… ) Dépositaires légitimes du haut savoir, ils n’ambitionnent pas d’œuvrer dans les collèges classiques : il leur faut conquérir une place dans l’université.

 

« En 1920, l’Université de Montréal, jusque-là succursale de l’Université Laval, a acquis son autonomie. Mgr Gauthier, alors recteur, en a profité pour amorcer d’importants développements institutionnels. Il a mis sur pied une Faculté des sciences, une Faculté des lettres, une École des sciences sociales, économiques et politiques et, en 1921, une Faculté de philosophie, dont le premier doyen est le sulpicien Léonidas Perrin. Aux yeux des Jésuites, de Henri Bourassa et de l’Université Laval, la nouvelle université a un caractère trop laïque, de sorte que la plupart des religieux ont hésité à venir enseigner. Sauf, bien sûr, les Dominicains, qui y faisaient leur entrée dès 1920, en la personne de Ceslas-Marie Forest, nommé professeur de philosophie, puis directeur des études à la nouvelle faculté. En 1926, le père Forest – qui toute sa vie « aura mené une lutte contre le crétinisme » des Canadiens français – succédait à monsieur Perrin ; il restera en poste pendant vingt-six ans. D’autres Dominicains vont se joindre au corps professoral, de sorte que, pendant quarante ans, la Faculté de philosophe de Montréal sera le principal fief de leur ordre. Selon les directives romaines, la philosophe enseignée dans les universités catholiques est le système thomiste, qui sert d’assise rationnelle à la théologie. Les Dominicains veillent à garder la haute main sur une « une philosophie et une théologie qui sont des biens de famille ». En 1930 le cardinal Rouleau, ancien provincial de l’ordre, fonde l’Académie saint Thomas d’Aquin, dont l’intouchable Mgr Paquet, théologien national du Québec, est inévitablement nommé président; mais Ceslas-Marie Forest en sera le secrétaire à vie. La prise en charge de la philosophie n’est toutefois que le coeur d’un plus vaste projet. L’aspect doctrinal du thomisme étant devenu patrimoine collectif de l’Église, les Dominicains songent à reprendre à leur compte l’intention scientifique elle-même de Thomas d’Aquin et à affranchir la pensée rationnelle de la tutelle de la théologie. Ils veulent faire de la philosophie, non la simple servante de la théologie mais, d’abord, la reine des sciences. Il revient à la philosophie écrira Ceslas-Marie Forest, « d’indiquer à chaque science sa place et son rôle, d’unifier tant de conquêtes disparates et partielles »; réciproquement, la philosophie demandera à la science « une source de rajeunissement, ce sens du progrès qui doit s’inscrire dans la durée, à côté de l’éternel » Au cours des années 1930, tandis que les Jésuites mènent le combat contre les ennemis de l’Église, que le « emparons-nous du sol »  reprend de l’avance sue le « emparons- nous de l’industrie », les Dominicains entreprennent discrètement  de s’emparer du savoir. »

 

43. En 1799, les Canadiens de souche française vont troquer la Patrie pour l’Église Catholique, l’Honneur pour le déshonneur.

 

En 1799, sur l’initiative de ses évêques, Mgr Denaut et Mgr Plessis, les Canadiens dits français vont troquer la Mère Patrie pour l’Église catholique, vont troquer l’Honneur pour le Déshonneur.

 

Qu’est-ce que la Patrie ?

 

C’est une chose qui inspire de belles choses, c’est ne chose qui inspire des actions nobles, c’est la chose qui a inspiré par exemple le poème suivant à

Victor de Laprade.

 

 

À la Patrie

I

Que t’importe d’entrer dans la terre promise,

Si tu vois sur ses tours nos drapeaux triomphants ;

Si du haut de l’Horeb tu peux, arec Moïse,

Montrer d’un doigt certain la route à nos enfants ;

 

Si tu sais, dans ta foi, qu’une vertu se fonde,

Que ton dernier combat fut gagné sur le mal,

Que ta race et ton Dieu régneront sur le monde,

Que rien ne prévaudra contre ton idéal !

 

Heureux qui meurt un jour de victoire complète,

Fier de sa juste cause et sûr de l’avenir !

Pour le chef d’un grand peuple et pour son moindre athlète,

C’est ainsi qu’il est beau, qu’il est doux de finir !

 

Quand nos derniers regards ont vu fuir le Barbare,

Le Perse efféminé, l’exécrable Teuton…,

Trois fois heureux le mort dont la tombe se pare

D’un de ces noms vengeurs : Bouvine ou Marathon !

 

Dès que ses yeux sont clos, sa vision commence,

Et déjà dans son coeur dont tout le sang a fui

Il a senti couler l’âme d’un peuple immense :

Les grands siècles futurs se lèvent devant lui.

 

C’est ainsi, pour nous faire une France immortelle,

Qu’ils tombaient souriant, nos superbes aïeux ;

Qu’ils ont, pendant mille ans, trouvé la mort si belle,

Qu’alors tout coeur de brave était un coeur joyeux.

 

On s’immolait, chacun à sa noble chimère,

A sa gloire, à son Dieu, - deux mots anéantis !

L’homme ignorait encor la nature, une mère

Qui nous a créés tous serfs de nos appétits.

 

Il regardait le ciel, enivré d’espérance ;

Même en faisant le mal, il adorait le beau.

L’amour de l’invisible a fondé notre France ;

Lui ravir l’idéal, c’est la mettre au tombeau.

 

Son orgueil a visé plus haut qu’à la richesse ;

Il ne lui suffit pas d’un vulgaire bonheur ;

A travers la folie, à travers la sagesse,

Elle a vécu mille ans de ce seul mot : L’HONNEUR !

 

L’honneur, c’était la sève et le sang de nos veines,

Animant tous les coeurs égaux malgré les lois,

Montant des pieds de l’arbre à ses branches lointaines

Jusqu’au royal sommet du grand chêne gaulois.

 

S’il tarit, si le Christ, dont la foule se raille,

Des gouttes de son sang ne veut plus le nourrir,

Si ce Dieu perd chez nous sa dernière bataille...,

Le matin de ce jour, tâchons de bien mourir...

 

II

 

Quand j’épelais ton nom, ô France, et ton histoire,

Je me sentais grandir, écolier triomphant.

Depuis que mon coeur bat, j’ai vécu de ta gloire :

Le vieillard garde encor les ardeurs de l’enfant.

 

Ah ! je t’ai bien aimée, et du fond des entrailles

Même à travers ces temps où je n’ai pas vécu,

Mon âme était présente à tes grandes batailles,

Et je sais ce que c’est que de mourir vaincu.

 

Mais je sais qu’on revit, après mille défaites,

A force de vertu, pur d’orgueil et de fiel ;

Je sais pour tes soldats ce qu’ont pu tes prophètes,

Rien qu’en tenant leurs coeurs élevés vers le ciel.

 

Je ne cesserai point d’aiguillonner les âmes,

De leur crier : « Plus haut !» quand tout les pousse en bas,

De prêcher le mépris des vanités infâmes...

C’est ainsi qu’on les dresse à de meilleurs combats.

 

D’autres, plut mollement, sculptent l’or et l’ivoire ;

Dans cet art je m’incline et j’ai plus d’un vainqueur ;

Je prescris le devoir, la lutte méritoire,

Et j’ai tâché d’apprendre à gouverner mon coeur

    

Si l’homme encore intact et qui vient de me lire,

Devant le bon chemin hésite un seul moment,

Si quelques sons douteux s’échappent de ma lyre ,...

Je brise et foule aux pieds le perfide instrument.

 

Peut-être ai-je lancé des rimes trop amères

Et trop d’âpres dédains aux puissances du jour ;

Mais Dieu sait si l’orgueil alluma ces colères :

La vigueur de ma haine attestait mon amour.

 

Je la puis avouer.., et l’écarter sans honte;

Je sais ce que je garde et je vois l’avenir :

Mon coeur sent, de partout, l’éternité qui monte...

C’est une ardeur d’aimer, d’espérer, de bénir !

 

Elle me vient dicter mon suprême cantique ;

Les présages meilleurs abondent... et je veux,

A l’heure du départ, comme un rapsode antique,

Sur tout ce que j’aimais répandre à flots mes vœux ;

 

Sur toi d’abord, ô terre, ô plaines, ô montagnes,

Pour que Dieu multiplie, avec le sang gaulois,

Les présents du travail dans nos rudes campagnes,

Et les fortes vertus, filles des justes lois ;

 

Pour qu’un soleil plus pur et vainqueur des orages

Repeuple tes coteaux de leurs ceps généreux ;

Pour que les grands esprits, issus des grands courages

Renaissent de tes flancs et qu’ils s’aiment entre eux ;

 

Pour que nos fiers printemps aient de sages automnes

Des fruits qu’après nos fleurs on nous puisse envier,

Et que la paix nous tresse, en solides couronnes,

De l’une à l’autre mer, le chêne et l’olivier ;

 

Sur nos vieilles cités, mères de l’industrie,

Pour que l’âme y grandisse à l’abri des clameurs ;

Sur tout ce que j’adore en ce seul mot : PATRIE...

Pour la beauté des arts qui fait celle des mœurs :

 

Pour que ta France, ô Christ, en miracles abonde,

Que son peuple soit tien, triomphant ou souffrant,

Et qu’on dise à jamais dans l’histoire du monde :

«L’oeuvre de Dieu s’y fait des mains du peuple franc.»

 

Cher pays, je m’en vais dormir sous tes grands chênes,

D’un inutile amour j’emporte les remords.

Pourtant s’il faut livrer des batailles prochaines,

Parmi les bons soldats compte aussi tes vieux morts

 

Tu le sais mieux que moi, chère âme de la France,

Les amours que Dieu veut survivent au trépas ;

Tous ceux qui dans le Christ ont mis leur espérance

L’immense éternité ne les sépare pas.

 

 

Aux oeuvres d’ici-bas fidèles ouvrières,

Les âmes de nos morts ont la meilleure part ;

Il se forme un faisceau d’indomptables prières,

Des légions d’esprits qui vaincront tôt ou tard.

 

Du jour où tu reçus ton illustre baptême,

Où le Christ a dressé tes premiers bataillons,

Du temps des vieux croisés à notre temps lui-même,

Tes soldats dans le ciel comptent par millions.

 

Revêtus à jamais de l’armure des anges,

Ils veillent sur ta gloire, ils veillent sur ta foi

Ton plus obscur enfant, admis dans ces phalanges,

Sous d’invincibles chefs y combattra pour toi.

 

 

Demeure à ta charrue, oublie un peu ton glaive :

Garde la patience, et souffre, s’il le faut :

Mais si des grands combats demain le jour se lève,

Affronte-les sans peur. Ils sont gagnés là-haut.

 

 

Qu’est-ce- que l’Église catholique du Québec par rapport à la Patrie ?

 

C’est celle qui a inspiré, non pas de belles choses, de belles actions, des poèmes émouvants comme celui de Victor de Laprade, mais des bassesses et des chienneries.

 

Car, ce fut une bassesse et une chiennerie, le double Te Deum chanté par les Canadiens français en 1799, en l’honneur d’Horatio Nelson pour l’anéantissement de la flotte française à Aboukir en Août 1798.

 

Car, ce fut une bassesse et une chiennerie le Te Deum chanté par les Canadiens français après la bataille décisive de Waterloo en Juin 1815 remportée par les Britanniques de Wellington et les Prussiens de Blücher sur Napoléon.

 

Car ce fut une bassesse et une chiennerie, le lâchage de la Mère Patrie, par les Canadiens français, durant la Première Guerre Mondiale, sous prétexte qu’ils ne voulaient pas épouser les querelles de l’Angleterre alors que la guerre et ses ravages se faisaient sur le territoire de la Mère Patrie.

Car ce fut une bassesse et une chiennerie le lâchage de la Mère Patrie par les Canadiens français durant la Seconde Guerre Mondiale de 1939 – 1945, sous prétexte qu’ils étaient tous des séminaristes.

 

En contrôlant le Destin des Canadiens français à partir de 1799, l’Église catholique du Québec va faire d’eux ce que le Christ n’aurait pas voulu qu’ils soient : des êtres qui ressemblent plus à des chiens et à des pourceaux qu’à des êtres humains

 

Aujourd’hui, en 2008, que voyons-nous ?

 

Pour le Québec, que : « sa maison est remplie, son coffre est plein, son âme n’est que vide » (Jules Michelet)

 

Pour l’Église Catholique, un Pape, qui, à chaque visite qu’il fait en dehors de son domaine, doit, honteux, demander pardon, pour les mauvaises mœurs de ses prêtres et de ses évêques.

 

44. Le fond cupide et sacrilège du Canayen

 

On raconte (« Les indiens Blancs », Philippe Jacquin, Éditions Libre Expression, Montréal, 1996, page 40 ) que, au XVIe siècle, sur la côte du Québec, par opposition à l’intérieur  des terres, les Français, c’est à dire les vilains de l’Ancien Régime Français, « en sont réduits à dépouiller les Indiens, à violer les sépultures pour dérober les castors que ces pauvres peuples mettent pour le dernier bienfait sur ceux qu’ils enterrent ».

 

Aujourd’hui il n’est pas rare d’entendre que des vieillards soient victimes d’escroqueries de la part de jeunes Québécois.

 

 

45. La harangue du juge Baudot à des magistrats qui débutent et les magistrats québécois.

 

                                                                                                                                   

« Vous voilà installés et chapitrés. Permettez-moi de vous haranguer à mon tour, afin de corriger quelques-unes des choses qui vous ont été dites et de vous en faire entendre d’inédites.

 

En entrant dans la magistrature, vous êtes devenus des fonctionnaires d’un rang modeste. Gardez-vous de vous griser de l’honneur, feint ou réel, qu’on vous témoigne. Ne vous haussez pas du col. Ne vous gargarisez pas des mots de « troisième pouvoir » de « peuple français », de « gardien des libertés publiques », etc. On vous a dotés d’un pouvoir médiocre : celui de mettre en prison. On ne vous le donne que parce qu’il est généralement inoffensif. Quand vous infligerez cinq ans de prison au voleur de bicyclette, vous ne dérangerez personne. Évitez d’abuser de ce pouvoir.

 

« Ne croyez pas que vous serez d’autant plus considérables que vous serez plus terribles. Ne croyez pas que vous allez, nouveaux saints Georges, vaincre l’hydre de la délinquance par une répression impitoyable. Si la répression était efficace, il y a longtemps qu’elle aurait réussi. Si elle est inutile, comme je crois, n’entreprenez pas de faire carrière en vous payant la tête des autres. Ne comptez pas la prison par années ni par mois, mais par minutes et par secondes, tout comme si vous deviez la subir vous-mêmes.

 

« Il est vrai que vous entrez dans une profession où l’on vous demandera souvent d’avoir du caractère mais où l’on entend seulement par là que vous soyez impitoyables aux misérables. Lâches envers leurs supérieurs, intransigeants envers leurs inférieurs, telle est l’ordinaire conduite des hommes. Tâchez d’éviter cet écueil. On rend la justice impunément : n’en abusez pas.

 

« Dans vos fonctions, ne faites pas un cas exagéré de la loi et méprisez généralement les coutumes, les circulaires, les décrets et la jurisprudence. Il vous appartient d’être plus sages que la Cour de cassation, si l’occasion s’en présente. La justice n’est pas une vérité arrêtée en 1810. C’est une création perpétuelle. Elle sera ce que vous la ferez. N’attendez pas le feu vert du ministre ou du législateur ou des réformes, toujours envisagées. Réformez vous-mêmes. Consultez le bon sens, l’équité, l’amour du prochain plutôt que l’autorité ou la tradition.

La loi s’interprète. Elle dira ce que vous voulez qu’elle dise. Sans y changer un iota, on peut, avec les plus solides attendus du monde, donner raison à l’un ou à l’autre, acquitter ou condamner au maximum de la peine. Par conséquent, que la loi ne vous serve pas d’alibi.

 

D’ailleurs vous constaterez qu’au rebours des principes qu’elle affiche, la justice applique extensivement les Lois répressives et restrictivement les Lois libérales. Agissez tout au contraire. Respectez la règle du jeu lorsqu’elle vous bride. Soyez beaux joueurs, soyez généreux : ce sera une nouveauté


 

« Ne vous contentez pas de faire votre métier. Vous verrez vite que pour être un peu utile, vous devez sortir des sentiers battus. Tout ce que vous ferez de bien, vous le ferez en plus. Qu’on le veuille ou non, vous avez un rôle social à jouer. Vous êtes des assistantes sociales. Vous ne décidez pas que sur le papier. Vous tranchez dans le vif. Ne fermez pas vos coeurs à la souffrance ni vos oreilles aux cris.

                 

« Ne soyez pas de ces juges soliveaux qui attendent que viennent à eux les petits procès. Ne soyez pas des arbitres indifférents au-dessus de la mêlée. Que   votre porte soit ouverte à tous. Il y a des tâches plus utiles que de chasser ce papillon, la vérité ou que de cultiver cette orchidée, la science juridique.

 

« Ne soyez pas victime de vos préjugés de classe, religieux, politiques ou moraux. Ne croyez pas que la société soit intangible, l’inégalité et l’injustice inévitable, la raison et la volonté humaine incapables d’y rien changer.

 

« Ne croyez pas qu’un homme soit coupable d’être ce qu’il est ni qu’il ne dépende que de lui d’être autrement. Autrement dit, ne le jugez pas. Ne condamnez pas l’alcoolique. L’alcoolisme, que la médecine ne sait pas guérir, n’est pas une excuse légale mais c’est une circonstance atténuante. Parce que vous êtes instruits, ne méprisez pas l’illettré. Ne jetez pas la pierre à la paresse, vous qui ne travaillez pas de vos mains. Soyez indulgents au reste des hommes. N’ajoutez pas à leurs souffrances. Ne soyez pas de ceux qui augmentent la somme des souffrances.

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« Soyez partiaux. Pour maintenir la balance entre le fort et le faible, le riche et le pauvre, qui ne pèsent pas d’un même poids, il faut que vous la fassiez un peu pencher d’un côté. C’est la tradition capétienne. Examinez toujours où sont le fort et le faible, qui ne se confondent pas nécessairement avec le délinquant et sa victime. Ayez un préjugé favorable pour la femme contre le mari, pour l’enfant contre le père, pour le débiteur contre le créancier, pour l’ouvrier contre le patron, pour l’écrasé contre la compagnie d’assurance de l’écraseur, pour le malade contre la sécurité sociale, pour le voleur contre la police, pour le plaideur contre la justice.

Ayez un dernier mérite, pardonnez ce sermon sur la montagne à votre collègue dévoué.

Oswald Baudot

Oswald Baudot (1926 - 1994) a été une des grandes figures du Syndicat de la magistrature française.

 

Cet éternel révolté, qui aimait bousculer l’institution judiciaire est resté dans l’histoire de la magistrature pour cette harangue rédigée en 1974, alors qu’il était substitut du procureur de la République de Marseille. Le garde des sceaux de l’époque, Jean Lecanuet, n’avait guère apprécié cette vision de la magistrature : accusé de manquement à l’obligation de réserve, Oswald Baudot avait comparu, le 28 janvier 1975, devant la commission de discipline du parquet, qui avait recommandé au ministre une réprimande avec inscription au dossier. Face à la mobilisation du Syndicat de la magistrature et au soutien de l’Union syndicale des magistrats, le garde des sceaux avait finalement renoncé à sanctionner l’impertinent.

 

Quiconque lit la harangue du juge français Oswald Baudot conviendra que ce juge est doté d’un grand humanisme, d’une grande noblesse, d’une grande générosité, sauf le petit juge québécois, André Renaud, juge à la Cour du Québec, ce pur « canayen », plus proche du chien et du pourceau que de l’être humain, qui ne retiendra de la harangue que la phrase suivante : « Dans vos fonctions, ne faites pas un cas exagéré de la loi, méprisez généralement les coutumes, les circulaires, les décrets et la jurisprudence… » pour dénigrer le juge français dans un jugement que nous avons en notre possession.

 

La différence, et elle est très grande, entre les magistrats français et les magistrats canadiens et québécois, c’est que les magistrats français, en plus d’études universitaires, passent par une École de la Magistrature, alors que les magistrats canadiens et québécois sont tirés de la poubelle que forment les avocaillons qui ont fait du bénévolat en faveur d’un parti politique lors d’une élection.

Au Canada, être avocaillon et avoir fait du bénévolat pour un parti politique durant une élection, ce sont là les seuls titres pour faire de vous un juge.

 

 

 

 

46. « Si la loi dit que 2 + 2 = 5, moi, j’applique la loi », Pierre Dalphond, juge à la Cour d’Appel du Québec et francophobe notoire.

 

On ne peut pas tenir des propos plus insensés et plus arrogants que ceux du juge Pierre Dalphond, juge à la Cour d’Appel du Québec, que nous venons de citer.

 

Pourquoi ?

Parce que la Loi s’interprète.

 

Elle s’interprète, à la lumière du bon sens, à la lumière de l’enseignement des Sciences qui disent que 2 +2 = 4, éventuellement à la lumière des  pratiques commerciales et comptables.

 

Jean-Paul Declercq, Docteur en Droit français, écrit :

 

« Qui « dit la loi » dans notre système juridique ?

Nous ne sommes pas un pays d’ayatollahs, où la loi a un caractère sacré, procède du divin et s’applique sans contestation ni interprétation.

 

Bien au contraire, nos lois sont les suites et conséquences de coutumes diverses, d’évolutions économiques et sociales, de pressions de lobbies, d’idées politiques. Telle loi votée hier par une majorité politique est mise à mal par la majorité politique qui suit.

La loi ne peut donc se lire sans référence à son histoire, au contexte de l’époque où elle a été votée, et également au contexte de l’époque où elle est interprétée.

 

Car la loi s’interprète. La première interprétation est celle de la jurisprudence, construite suite aux arguments avancés par les parties dans un procès. La deuxième interprétation est la doctrine, somme d’analyse des docteurs en droit.

 

Ces trois sources du droit, loi, jurisprudence, doctrine, constituent ce que l’on appelle le droit positif. Un droit vivant, en perpétuelle évolution, où la jurisprudence bien établie d’hier peut-être remise en question par la thèse d’un étudiant qui en démontre les incohérences »

 

Pour le juge français Oswald Baudot, cité dans la section 34 précédente :

 

« La loi s’interprète. Elle dira ce que vous voulez qu’elle dise. Sans y changer un iota, on peut avec les plus solides attendus du monde, donner raison à l’un ou à l’autre, acquitter ou condamner au maximum de la peine. Par conséquent que la Loi ne vous serve pas d’alibi. »

 

Si l’on compare les propos du juge Pierre Dalphond, petit juge québécois à la Cour d’Appel du Québec, avec les propos de Jean-Paul Declercq, Docteur en droit français, et avec les propos du juge français Oswald Baudot, il saute aux yeux que les propos du petit juge québécois (si la loi dit que 2 + 2 = 5, moi, j’applique la loi ) sont des propos d’un ignare arrogant, qui ne mérite pas d’être juge et, encore moins, juge à la Cour D’appel du Québec.

 

Mais c’est toujours comme çà au Québec.

 

Quand un Québécois (de souche) ouvre la bouche pour dire quelque chose ou quand il prend la plume, avec dégoût, pour écrire, parce qu’il n’aime pas écrire, c’est toujours, pour avancer, une arrogante imbécillité.

 

 

47. La Cour Suprême du Canada est composée de 3 protestants, 3 catholiques, 3 juifs, 9 francophobes, 9 incompétents, pas un seul Docteur en Droit authentique.

 

Pourquoi disons-nous 9 incompétents ?

 

Parce que dans tous les jugements où il est question d’emprunts et de paiement d’intérêt, les juges de la Cour Suprême commencent par dire :

« Un tel a emprunté pour acheter telle chose »

 

Or c’est faux, c’est archi-faux.

 

On emprunte pour avoir des liquidités et non pour acheter telle ou telle chose. C’est ce que la Science financière enseigne et c’est ce que les écritures comptables, après un emprunt, confirment. Puis on puise dans ses liquidités, dans son compte « cash » pour acheter tel ou tel actif.

 

La conséquence de tout cela c’est que, aussitôt que l’on a deux sources de liquidités, il n’est plus possible d’attribuer un actif à une source précise de fonds. Il y a certes une relation globale entre l’ensemble des ressources et l’ensemble des actifs, entre l’ensemble des ressources et l’ensemble des emplois. Mais, il n’y aucune relation précise entre une source de liquidités, entre un emprunt, et un actif précis, même dans le cas d’une hypothèque, cette dernière n’étant qu’une garantie accordée au créancier sur un actif qui doit être déjà dans le patrimoine du débiteur avant que l’hypothèque ne soit accordée.

 

Dans le cas d’un emprunt hypothécaire on a séquence suivante :

 

- versement des fonds du prêt dans le compte cash ( le notaire jouant le rôle de caissier et ne pouvant payer que pour le compte de l’acheteur ) :

- On puise dans le compte cash les liquidités nécessaires pour acquérir l’actif et qui ne sont pas nécessairement les liquidités du prêt ;

- Octroi de l’hypothèque en faveur du créancier.

 

L’hypothèque est une garantie sur un immeuble. Quant à l’immeuble il a été acheté avec des fonds puisés dans le compte « cash ».

Le compte « cash » ressemble à la mer ou à l’océan.

 

Tous les fleuves se versent dans la mer. Mais, lorsque l’on puise de l’eau dans la mer ou dans l’océan on ne peut plus dire si l’eau puisée vient du Mississipi, du Nil, du Rhin ou du Saint-Laurent.

 

Supposons que le même jour on gagne 1 million de $ à la loterie, que l’on emprunte 1 million de $ à une banque et que l’on achète un immeuble de rapport à 1 million de $.

 

Est-ce l’argent de la loterie qui à servi à acheter l’immeuble ou est-ce l’argent de l’emprunt ?

 

On ne peut répondre à cette question. Une seule chose est certaine c’est que l’argent pour acquérir l’immeuble a été puisé dans le compte « caisse », dans le compte cash.

 

Ce sont ces notions élémentaires en finance que nous reprochons aux brillants juges de la Cour Suprême du Canada d’ignorer, à un moment où la finance joue un rôle de premier plan dans la conduite des ménages, des entreprises et des administrations publiques.

 

Avec ces notions élémentaires en finance, Revenu Canada et Revenu Québec, devaient être déboutés par la Cour Suprême du Canada, quand ils demandent à un contribuable de prouver que tel emprunt a servi à acheter tel actif, à défaut de quoi il ne pourra pas déduire de son revenu les intérêts de ses emprunts. L’ensemble des ressources a servi à acquérir un actif et si parmi ces ressources s’il y en a qui sont des fonds empruntés les intérêts sur ces emprunts devraient être déductibles du revenu.

 

L’arrêt du juge Dixon dans l’affaire La Reine c. Phyllis Barbara Bronfman Trust de 1987 et qui sert de phare à la magistrature canadienne et québécoise devrait être jeté dans la première poubelle venue pour divagations sur le thème de l’emprunt.

 

 

 

 

 

 

 

48. Le goût du Québécois de souche française pour l’oral, son dégoût pour l’écrit, s’expliquerait, entre autres, par le sang indien qui coule dans ses veines.

 

Philippe Jacquin, dans son ouvrage,  « Les Indiens Blancs » op. cit. page, 57, écrit :

 

« Toute l’autorité de leur chef est au bout de ses lèvres, il est aussi puissant qu’il est éloquent.  Société de l’oralité, le monde indien est fasciné par le verbe, il apprécie l’orateur mimant une situation, le discours imagé, le rythme de la voix, le chant des sons. On écoute avec un profond respect : après quelques mots, il commença à chanter ; ses compagnons répondaient dans ce vaste espace comme une scène de théâtre, il fit des milliers de gestes, regarda le ciel, s’émerveilla du soleil ;  il chanta quelques chansons entre ses cadeaux, il dansa pour le plaisir, en un mot il se montra un excellent acteur, chacun admit que cet homme était éloquent.  L’envoûtement ainsi produit n’a pas échappé aux Français : « qui saurait leur langue serait tout-puissant parmi eux ». Se mettre à « l’école des Sauvages » devient, pour le commis et le missionnaire, un impératif qu’une maxime résume bien : « il ne faut que savoir la langue ». Depuis longtemps, la barrière linguistique embarrasse les Français, entravant les bonnes relations et les affaires. La solution de Jacques Cartier, enlever deux jeunes Indiens auxquels on enseignerait le français, aboutit à un échec et l’expérience ne fut pas poursuivie. Au cours des contacts avec les pêcheurs, les Indiens retiennent des noms basques, tels que celui d’orignac pour désigner l’élan, ou encore des jurons. Mais « ils ne se souvient guère d’apprendre nos langues, car il y en a qui disent qu’ils ne nous viennent point chercher».Là se trouve le fond du problème : maîtres de la scène politique, possesseurs de « l’or bruns », la fourrure, les Indiens n’ont pas besoin de faire l’effort d’apprendre le français. Même les tentatives de francisation des jeunes Indiens confiées aux missionnaires se révéleront vaines et, malgré les demandes renouvelées des autorités, aucun enseignement du français ne porters des fruits durant la colonisation.

 

« Au-delà des nuances locales, le Français se heurte à d’imposantes difficultés. Il doit se débattre avec de sons nouveaux, s’habituer à une gymnastique vocale, car, en l’absence totale de consonnes, et de labiales, les Indiens n’emploient pas leurs lèvres pour parler ».

 

49. L’Exposition des oeuvres du Louvre au Québec : une erreur, une grave erreur des Autorités françaises.

 

Il est évident que les Autorités françaises ont commis l’erreur que le Christ nous commande de ne pas commettre : « Ne donnez pas ce qui est saint aux chiens, ni ne jetez vos perles devant les pourceaux, de peur qu’ils ne les foulent à leurs pieds et que se retournant, ils ne vous dévorent »

Envoyer les œuvres du Louvre à Québec, pour les faire admirer, par une population dont plus de la moitié est analphabète et inculte et dont presque la totalité est francophobe, c’est là une erreur impardonnable, pour les Autorités françaises.

 

Mais plus impardonnable encore, c’est d’avoir pris le risque de perdre des œuvres inestimables pour l’Humanité entière, à l’occasion d’un accident d’avion, juste pour plaire à des « Canayens », qui se fichent de tout, et de l’art en particulier. Tout cela est incompréhensible pour nous.

 

50. Quand, au Québec, le 21 août 2008, des Sauvages (l’Université Laval) décernent un Doctorat Honoris Causa à une Sauvagesse, il faut s’attendre à des ratés, à des impairs.

 

Et en effet ils n’ont pas manqué et ont pris la forme d’un port de l’épitoge tout à fait ridicule, digne de sauvages.

 

Elle avait raison Mère Marie de l’Incarnation, la fondatrice des Ursulines au Québec, de dire qu’il est plus facile de faire d’un Français un Sauvage que de faire d’un Sauvage un Français.

 

Qu’est-ce qu’un Sauvage ? (du latin silva = forêt = habitant des forêts )

 

C’est quelqu’un qui ne comprend ni le sens des choses ni le sens des valeurs ni le sens des comportements ni l’esthétique du monde civilisé.

 

Un Sauvage, c’est quelqu’un qui, si vous lui donnez une cravate, il la portera mal, si vous lui donnez une chasuble il la portera mal, si vous lui donnez un ciboire, il l’accrochera au cou de son cheval  etc…parce qu’il ne comprend pas le sens des choses.

 

Un Sauvage, c’est quelqu’un qui, si vous lui donnez une épitoge, il la portera mal, parce qu’il ne comprend pas ni le sens ni l’esthétique des choses

 

Qu’est-ce qu’une épitoge ?

 

À l’origine, c’était le capuchon, que l’on rejetait sur les épaules, lorsqu’on se découvrait, l’intérieur d’une salle.

 

Puis, avec l’évolution, c’est devenu la pièce la plus décorative de la toge de l’universitaire. Elle se porte autour du cou, sur les épaules, pour montrer à ceux qui la regarde à quelle faculté l’on appartient. Elle doit être vue, sinon entièrement du moins partiellement, de devant, de derrière, de droite, de gauche parce qu’elle est la plus belle pièce décorative de la toge. L’épitoge correspond aux épaulettes chez le militaire, sur lesquelles on lit le grade, elle correspond aux décorations et médailles, que l’on porte sur la poitrine et non sur le dos. L’épitoge, correspond à la croix pectorale de l’évêque ou de l’archevêque. Porter l’épitoge comme les Universitaires de Laval l’on fait porter à Céline Dion, rejetée en arrière, pour décorer ses fesses, aussi formidables qu’elles puissent être, et pour qu’elle puisse s’asseoir dessus, c’est comme demander à l’évêque de porter sa croix pectorale sur son dos, au niveau des fesses, et de s’asseoir dessus chaque fois qu’il s’assoit. Les Universitaires de Laval en agissant comme ils l’ont fait, ont montré que leur fond est encore sauvage.

 

Mais, on aurait pu s’attendre à ce que la Diva Québécoise, pour avoir roulé sa bosse à l’étranger, ait acquis une certaine finesse, un sens de l’esthétique, qu’elle réalise qu’une broche se porte sur la poitrine et non sur les fesses et que l’on ne s’assoit pas sur une broche. Malheureusement, en bonne Québécoise, elle est restée, ce qu’elle a toujours été, une Sauvagesse.

Récapitulons : pour les Universitaires de Laval, l’épitoge, la pièce la plus décorative de la toge, c’est fait pour décorer les fesses et pour s’asseoir dessus. On ne peut avoir comportement plus sauvage.

 

Si aujourd’hui la mode est de porter la casquette à l’envers, avec la visière sur la nuque, cela n’est pas une raison pour que l’évêque porte la croix pectorale sur le dos, ou pour que le militaire porte ses décorations épinglées à son dos, ou pour que l’universitaire porte l’épitoge sur son derrière.

 

51. Dès qu’il entend parler un français correct, avec un accent correct, le Québécois de souche française se crispe, se ferme, se mure.

 

Comment expliquer cela ?

 

Peut-être que la réponse est dans le Livre des Actes des Apôtres, Chapitre 28, verset 27. :

 

« Car le cœur de ce peuple est devenu insensible ;

ils ont endurci leurs oreilles et ils ont fermé leur yeux,

de peur qu’ils ne voient de leurs yeux,

qu’ils n’entendent de leurs oreilles,

qu’ils ne comprennent de leur cœur,

qu’ils ne se convertissent, et que je ne les guérisse »

 

 

52. Il y a Église Catholique et Église Catholique. Il y a l’Église Catholique de France et l’Église Catholique du Québec.

 

Alors que l’Église Catholique de France est noble, aristocratique, gallicane, patriotique, en un mot Française, l’Église Catholique du Québec est grossière, vulgaire, comme le peuple d’où elle sort, ultramontaine, sans Patrie.

 

Cela est dû au fait qu’en France, pendant très longtemps, les évêques, les abbés, les supérieurs des ordres religieux, étaient choisis parmi les cadets des familles nobles, alors que ceux du Québec ont toujours été tirés des basses classes de la nation québécoise.

 

La Patrie, c’est plus qu’un lieu géographique, c’est une histoire, ce sont des vertus engendrées par cette histoire, notamment les vertus guerrières.

L’Église catholique du Québec a fait de Québec une société cléricale et une nation de séminaristes.

 

Quand, de la guerre, le glas sonnera tristement, le Canadien dit français, le Québécois de souche, enfilera la soutane du séminariste allégrement, pour échapper à ses devoirs, pour déserter.

 

Quelle honte ! Quelle bassesse ! Quelle ignominie !

 

C’est la Patrie qui engendre la foi, la loi, la morale. Quand l’amour de la patrie n’existe plus dans le cœur de l’être humain, ce qui est le cas des Canadiens de souche française, on devient plus proche de l’animal que de l’être humain. Le clergé catholique du Québec, en extirpant du cœur du Québécois l’amour de la mère patrie pour le remplacer par sa haine, a cru qu’ils se consacreraient entièrement à l’église. Cela a marché pendant un certain temps, puis, cela n’a plus marché et aujourd’hui le Québécois de souche, vidé de tout sentiment patriotique, religieux et moral, se fait adorateur du Veau d’Or, croyant trouver en son amour de quoi compenser le vide de son âme.

 

La Patrie fera de vous un être fier et courageux. Sans la Patrie, l’Église fera de vous un déserteur, un lâche, un chien, un pourceau. Beaucoup des bassesses québécoises s’expliquent par le fait que les Québécois ont tourné le dos à la mère patrie pour se donner entièrement à l’Église. Aujourd’hui, sans patrie et sans foi, ils ont complété la nouvelle trinité et sont devenus sans loi.

 

 

 

 

 

53. Le Québec francophobe, par rapport à la France et sur le chemin royal de la civilisation, a pris depuis 1759, un retard de 200 ans, retard quasi insurmontable.

 

 

Chateaubriand, dans le livre 23, chapitre 3, de ses Mémoires d’outre-tombe écrit : « La grande mesure décrétée contre Bonaparte fut un ordre de courir sus : Louis XVIII, sans jambes, courir sus le conquérant qui enjambait la terre ! Cette formule des anciennes lois, renouvelée à cette occasion, suffit pour montrer la portée d’esprit des hommes d’État de cette époque. Courir sus en 1815| ! courir sus ! et sus qui ? sus un loup ? sus un chef de brigands ! sus  un seigneur félon ? Non : sus Napoléon qui avait couru sus les rois, les avait saisis et marqués pour jamais à l’épaule de son N ineffaçable !

 

De cette ordonnance, considérée de plus près, sortait une vérité politique que personne ne voyait : la race légitime, étrangère à la nation pendant vingt-trois années, était restée au jour et à la place où la Révolution l’avait prise, tandis que la nation avait marché dans le temps et l’espace. De là impossibilité de s’entendre et de se rejoindre ; religion, idées, intérêts, langage, terre et ciel, tout était différent pour le peuple et pour le Roi, parce qu’ils n’étaient plus au même point de la route, parce qu’ils étaient séparés par un quart de siècle équivalant à des siècles »

 

On peut dire que le Québec, comme Louis XVIII, est resté au jour et à la place où la bataille des plaines d’Abraham l’a saisi, en 1759, tandis que la France poursuivait sa marche dans le temps et l’espace.

De là vient cette incompréhension entre le Québécois de souche et le Français de France, 200 années de civilisation les séparent.

 

54. Après Waterloo ( 1815 ), la France restera  un grand nid de soldats alors que le Québec deviendra un grand nid de séminaristes, de prêtres, d’enfants de prêtres et de traîtres à la mère-patrie.

 

Après Waterloo, Chateaubriand, dans son livre vingt-troisième, chapitre 15, de ses Mémoires d’outre-tombe, écrit : « Il avait suffi de la chaleur des ailes de la renommée de Marengo et d’Austerlitz pour faire éclore des armées dans cette France qui n’est qu’un grand nid de soldats. Bonaparte avait rendu à ses légions leurs surnoms d’invincible, de terrible, d’incomparable ; sept armées reprennent le titre d’armées des Pyrénées, des Alpes, du Jura, de la Moselle, du Rhin ; grands souvenirs qui servaient de cadre à des troupes supposées, à des triomphes en espérance. Une armée véritable était réunie à Paris et à Laon ; cent cinquante batteries attelées, dix mille soldats d’élite entrés dans la garde ; dix-huit  mille marins illustrés à Lützen et Bautzen ; trente mille vétérans, officiers et sous-officiers en garnison dans les places fortes ; sept départements du nord et de l’est prêts à se lever en masse; cent-quatre-vingt mille hommes de la garde nationale rendus mobiles ; des corps francs dans la Lorraine, l’Alsace et la Franche-Comté ; des fédérés offrant leurs piques et leurs bras ; Paris fabriquant par jour trois mille fusils ; telles étaient les ressources de l’empereur. Peut-être aurait-il encore une fois bouleversé le monde, s’il avait pu se résoudre, en franchissant la patrie, à appeler les nations étrangères à l’indépendance. Le moment était propice : les rois qui promirent à leurs sujets des gouvernements constitutionnels venaient de manquer honteusement à leur parole. Mais la liberté était antipathique à Napoléon depuis qu’il avait bu la coupe du pouvoir ; il aimait mieux être vaincu avec des soldats que de vaincre avec des peuples. Les corps qu’il pousse successivement vers les Pays-Bas se montaient à soixante-dix mille hommes ».

 

Après Waterloo, sous la direction du clergé catholique, les Canadiens français tout comme les Belges wallons, chanteront un Te Deum, pour la défaite française.

 

Par la suite, le Québec deviendra un grand nid de séminaristes, de prêtres, d’enfants de prêtres et de traîtres à la mère-patrie.

 

 

55. L’Europe est militaire et aristocratique alors que l’Amérique du nord est marchande et usurière.

 

La crise des liquidités de 2008, confirme ce jugement. On a vu que ce sont les compagnies d’assurance, les banques, les courtiers en valeurs mobilières, avec leur traders, bref le monde qui respire et vit de l’usure qui menait le pays et le conduisait vers le chaos.

 

 


56. Opinion de Chateaubriand sur les États-Unis

 

Chateaubriand, dans le livre huitième, chapitre 5, de ses Mémoires d’outre-tombe écrit :

 

« Si je revoyais aujourd’hui les États-Unis, je ne les reconnaîtrais plus : là où j’ai laissé des forêts, je trouve­rais des champs cultivés ; là où je me suis frayé un sentier à travers les halliers, je voyagerais sur de grandes routes ; aux Natchez, au lieu de la hutte de Céluta, s’élève une  ville de cinq mille habitants ; Chactas pourrait être aujourd’hui député au Congrès. J’ai reçu dernièrement une brochure imprimée chez les Chérokis, laquelle m’est adressée dans l’intérêt de ces sauvages, comme au défen­seur de la liberté de la presse.


 

« Il y a chez les Muscogulges, les Siminoles, les Chicka­sas une cité d’Athènes, une autre de Marathon, une autre de Carthage, une autre de Memphis, une autre de Sparte, une autre de Florence ; on trouve un comté de la Colom­bic et un comté de Marengo : la gloire de tous les pays a placé un nom dans ces mêmes déserts où j’ai rencontré le père Aubry et l’obscure Atala. Le Kentucky montre un Versailles ; un territoire appelé Bourbon a pour capitale un Paris.

Tous les exilés, tous les opprimés qui se sont retirés en Amérique y ont porté la mémoire de leur patrie.

falsi Simoentis ad undam

Libabat cineri Andromache  1

 

1 Citation du passage de Virgile (Énéide, III, vers 302-303) où le poète latin représente Andromaque, exilée en Épire, et faisant, près du ruisseau local rebaptisé pour la circonstance Simoïs (le fleuve de Troie), des liba­tions sur le cénotaphe qu’elle a consacré au souvenir d’Hector. Voir aussi le Voyage en Amérique (p. 867) et surtout Génie, p. 599.  

 

 Les États-Unis offrent dans leur sein, sous la protection de la liberté, une image et un souvenir de la plupart des lieux célèbres de l’antiquité et de la moderne Europe : dans son jardin de la campagne de Rome, Adrien avait fait répéter les monuments de son empire 2~

 

2. A la villa Hadriana, de Tivoli, que Chateaubriand visita en détail le 12 décembre 1803 (Voyage en Italie, pp. 1443-145 1) et qu’il évoque de nouveau dans sa Lettre à Fontanes sur la campagne romaine (ibid., pp. 1484-1486), pour conclure: «Il y a même double vanité dans les monuments de la Villa Hadriana, ils n’étaient, comme on le sait, que les imitations d’autres monuments répandus dans les provinces de l’empire romain: le véritable temple de Sérapis à Alexandrie, la véritable Académie à Athènes, n’exis­tent plus ; vous ne voyez donc dans les copies d’Hadrien que des ruines de ruines. »

 

 

 


Trente-trois grandes routes sortent de Washington, comme autrefois les voies romaines partaient du Capitole ; elles aboutissent, en se ramifiant, à la circonférence des États-Unis, et tracent une circulation de 25,747 milles. Sur un grand nombre de ces routes, les postes sont montées. On prend la diligence pour l’Ohio ou pour Niagara, comme de mon temps on prenait un guide ou un interprète indien. Ces moyens de transport sont doubles : des lacs et des rivières existent partout, liés ensemble par des canaux ; on peut voyager le long des chemins de terre sur des chaloupes à rames et à voiles, ou sur des coches d’eau, ou sur des bateaux à vapeur. Le combustible est inépuisable, puisque des forêts immenses couvrent des mines de charbon à fleur de terre. »


« La population des États-Unis s’est accrue de dix ans en dix ans, depuis 1790 jusqu’en 1820, dans la proportion de trente-cinq individus sur cent. On présume qu’en 1830, elle sera de douze millions huit cent soixante-quinze mille âmes. En continuant à doubler tous les vingt-cinq ans, elle serait en 1855 de vingt-cinq millions sept cent cin­quante mille âmes, et vingt-cinq ans plus tard, en 1880, elle dépasserait cinquante millions. »1.


 

 

1.              Les chiffres de recensement ont confirmé à peu près ces prévi­sions : 3929214 (1790); 5308483 (1800); 7239881 (1810);

9638453 (1820); 12866020(1830); 17069453 (1840); 23 191 876

(1850); 31 443 321 (1860); 39 818 449 (1870); 50 155 783 (1880)

(Encyclopedia Americana). Chateaubriand a mis à jour ses informa­tions de 1827.

 

 

 

 

« Cette sève humaine fait fleurir de toutes parts le désert. Les lacs du Canada, naguère sans voiles, ressemblent aujourd’hui à des docks où des frégates, des corvettes, des cutters, des barques se croisent avec les pirogues et les canots indiens, comme les gros navires et les galères se mêlent aux pinques, aux chaloupes et aux caïques dans les eaux de Constantinople. »

 

« Le Mississipi, le Missouri, l’Ohio ne coulent plus dans la solitude : des trois-mâts les remontent ; plus de deux cents bateaux à vapeur en vivifient les rivages

 

« Cette immense navigation intérieure, qui suffirait seule à la prospérité des États-Unis, ne ralentit point leurs expé­ditions lointaines. Leurs vaisseaux courent toutes les mers, se livrent à toutes les espèces d’entreprises, promè­nent le pavillon étoilé du couchant, le long de ces rivages de l’aurore qui n’ont jamais connu la servitude.



« Pour achever ce tableau surprenant, il se faut représen­ter des villes comme Boston, New-York, Philadelphie, Baltimore, Charlestown, Savanah, la Nouvelle-Orléans, éclairées la nuit, remplies de chevaux et de voitures, ornées de cafés, de musées, de bibliothèques, de salles de danse et de spectacle, offrant toutes les jouissances du luxe

 


« Toutefois, 1 il ne faut pas chercher aux États-Unis ce qui distingue l’homme des autres êtres de la création, ce qui est son extrait d’immortalité et l’ornement de ses jours : les lettres sont inconnues dans la nouvelle Répu­blique, quoiqu’elles soient appelées par une foule d’éta­blissements. L’Américain a remplacé les opérations intellectuelles par les opérations positives ; ne lui imputez point à infériorité sa médiocrité dans les arts, car ce n’est pas de ce côté qu’il a porté son attention. Jeté par diffé­rentes causes sur un sol désert, l’agriculture et le commerce ont été l’objet de ses soins ; avant de penser, il faut vivre ;

avant de planter des arbres, il faut les abattre, afin de labourer. Les colons primitifs, l’esprit rempli de controverses religieuses, portaient, il est vrai, la passion de la dispute jusqu’au sein des forêts ; mais il fallait qu’ils marchassent d’abord à la conquête du désert la hache sur l’épaule, n’ayant pour pupitre, dans l’inter­valle de leurs labeurs, que l’orme qu’ils équarrissaient. Les Américains n’ont point parcouru les degrés de l’âge des peuples ; ils ont laissé en Europe leur enfance et leur jeunesse ; les paroles naïves du berceau leur ont été inconnues; ils n’ont joui des douceurs du foyer qu’à tra­vers le regret d’une patrie qu’ils n’avaient jamais vues


dont ils pleuraient l’éternelle absence et le charme qu’on leur avait raconté.»


 

« Il n’y a dans le nouveau continent ni littérature clas­sique, ni littérature romantique, ni littérature indienne : classique, les Américains n’ont point de moyen âge; indienne, les Américains méprisent les sauvages et ont horreur des bois comme d’une prison qui leur était des­tinée.»


 

« Ainsi, ce n’est donc pas la littérature à part, la littéra­ture proprement dite, que l’on trouve en Amérique : c’est la littérature appliquée, servant

aux divers usages de la société; c’est la littérature d’ouvriers, de négociants, de marins, de laboureurs. Les Américains ne réussissent guère que dans la mécanique et dans les sciences, parce que les sciences ont un côté matériel : Franklin et Fulton se sont emparés de la foudre et de la vapeur au profit des hommes. Il appartenait à l’Amérique de doter le monde de la découverte par laquelle aucun continent ne pourra désormais échapper aux recherches du navigateur »

 

« La poésie et l’imagination, partage d’un très petit nombre de désoeuvrés, sont regardées aux États-Unis comme des puérilités du premier et du dernier âge de la vie : les Américains n’ont point eu d’enfance, ils n’ont point encore de vieillesse »

 

« De ceci il résulte que les hommes engagés dans les études sérieuses ont dû nécessairement appartenir aux affaires de leur pays afin d’en acquérir la connaissance, et qu’ils ont dû de même se trouver acteurs dans leur révolution. Mais une chose triste est à remarquer : la dégénération prompte du talent, depuis les premiers hommes des troubles américains, jusqu’aux hommes de ces derniers temps ; et cependant ces hommes se tou­chent. Les anciens présidents de la République ont un caractère religieux, simple, élevé, calme, dont on ne trouve aucune trace dans nos fracas sanglants de la Répu­blique et de l’Empire. La solitude dont les Américains étaient environnés a réagi sur leur nature ; ils ont accom­pli en silence leur liberté

 


« Le discours d’adieu du général Washington au peuple des États-Unis, (1) pourrait avoir été prononcé par les per­sonnages les plus graves de l’antiquité. »


 

« Les actes publics, dit le général, prouvent jusqu’à quel point les principes que je viens de rappeler m’ont guidé lorsque je me suis acquitté des devoirs de ma place. Ma conscience me dit du moins que je les ai suivis. Bien qu’en repassant les actes de mon administration, je n’aie connaissance d’aucune faute d’intention, j’ai un sentiment trop profond de mes défauts pour ne pas penser que pro­bablement, j‘ai commis beaucoup de fautes. Quelles qu’elles soient, je supplie avec ferveur le Tout-Puissant d’écarter ou de dissiper les maux qu’elles pourraient entraîner. J’emporterai aussi avec moi l’espoir que mon pays ne cessera jamais de les considérer avec indulgence, et qu’après quarante-cinq années de ma vie, dévouées à son service avec zèle et droiture, les torts d’un mérite insuffisant tomberont dans l’oubli, comme je tomberai bientôt moi-même dans la demeure du repos »

« Jefferson  (2), dans son habitation de Monticello,(3) écrit, après la mort de l’un de ses deux enfants (4):

 

1.Lorsqu’il quitta la Présidence en 1797.

2. Avant de devenir le troisième Président des Etats-Unis, de 1801 à 1809, Thomas Jefferson avait été ambassadeur en France (1784-1789) et ministre de Washing­ton.

3. Sa propriété de Virginie, où il aimait à se retirer.

4. Mar­tha Jefferson, morte en 1782.


 

 

« La perte que j’ai éprouvée est réellement grande. D’autres peuvent perdre ce qu’ils ont en abondance ; mais moi, de mon strict nécessaire, j‘ai à déplorer la moitié. Le déclin de mes jours ne tient plus que par le faible fil d’une vie humaine. Peut-être suis-je destiné à voir rompre ce dernier lien de l’affection d’un père ! »»

 

« Périclès et Démosthène avaient prononcé l’oraison funèbre des jeunes Grecs tombés pour un peuple qui dis­parut bientôt après eux : Brackenridge, en 1817, célébrait la mort des jeunes Américains 1 dont le sang a fait naître un peuple. »


 

« La philosophie, rarement touchante, l’est ici au souve­rain degré. Et ce n’est pas là la douleur oiseuse d’un homme qui ne s’était mêlé de rien : Jefferson mourut le 4 juillet 1826, dans la quatre-vingt-quatrième année de son âge, et la cinquante-quatrième5 de l’indépendance de son pays. Ses restes reposent, recouverts d’une pierre, n’ayant pour épitaphe que ces mots : « THOMAS JEFFERSON, auteur de la Déclaration d’indépendance.>

 

5. Jefferson, né en 1743, mourut dans les premières heures du 4 juillet 1826, le jour même où allait se célé­brer le cinquantième anniversaire de la Déclaration dont il avait été le rédacteur.

 

« On a une galerie nationale des portraits des Américains distingués, en quatre volumes in-octavo 2, et ce qu’il y a de plus singulier, une biographie contenant la vie de plus de cent principaux chefs indiens 3. Logan, chef de la Vir­ginie, prononça devant lord Dunmore, ces paroles : « Au printemps dernier, sans provocation aucune, le colonel Crasp égorgea tous les parents de Logan : il ne coule plus une seule goutte de mon sang dans les veines d’aucune créature vivante. C’est là ce qui m’a appelé à la ven­geance. Je l’ai cherchée ; j’ai tué beaucoup de monde. Est-il quelqu’un qui viendrait maintenant pleurer la mort de Logan ? Personne. »

 

« Sans aimer la nature, les Américains se sont appliqués à l’étude de l’histoire naturelle. Townsend, parti de Phila­delphie, a parcouru à pied les régions qui séparent l’At­lantique de l’océan Pacifique, en consignant dans son journal ses nombreuses observations. Thomas Say, voyageur dans les Florides et aux montagnes Rocheuses, a donné un ouvrage sur l’entomologie américaine. Wil­son, tisserand devenu auteur, a des peintures assez finies » 4

 

1.Dans son Histoire populaire de la Guerre de 1814 avec l’Angle­terre.

2. Un ouvrage de luxe publié de 1834 à 1839. 

3. Indiqué par Vail comme « un ouvrage qui fera époque dans la littérature des États-Unis. Il est intitulé : Histoire des tribus indiennes de l’Amérique du Nord, accompagnée d’esquisses biographiques et d’anecdotes concernant les principaux chefs, ornée de 120 portraits dessinés et colo­riés, etc.  

4. Dans les sept volumes de son Ornithologie améri­caine (1808-18 13).



« Arrivés à la littérature proprement dite, quoiqu’elle soit peu de chose, il y a pourtant quelques écrivains à citer parmi les romanciers et les poètes. Le fils d’un quaker Brown, est l’auteur de Wieland, 1 lequel Wieland est la source et le modèle des romans de la nouvelle école. Contrairement à ses compatriotes, «« j ‘aime mieux, assu­rait Brown, errer parmi les forêts que de battre le blé. » » Wieland, le héros du roman, est un puritain à qui le ciel a commandé de tuer sa femme : «« Je t’ai amenée ici, lui dit-il, pour accomplir les ordres de Dieu : c’est par moi que tu dois périr et je saisis ses deux bras. Elle poussa plusieurs cris perçants et voulut se dégager : — Wieland, ne suis-je pas ta femme ? et tu veux me tuer ; me tuer, moi, oh ! non, oh ! grâce ! grâce ! — Tant que sa voix eut un passage, elle cria ainsi grâce et secours. » » Wieland étrangle sa femme et éprouve d’ineffables délices auprès du cadavre expiré. L’horreur de nos inventions modernes est ici surpassée. Brown s’était formé à la lecture de Caleb Williams 2, et il imitait dans Wieland une scène d’Othello »

 

« A cette heure, les romanciers américains, Cooper, Washington Irving, sont forcés de se réfugier en Europe, pour y trouver des chroniques et un public. La langue des grands écrivains de l’Angleterre s’est créolisée, provin­cialisée, barbarisée, sans avoir rien gagné en énergie au milieu de la nature vierge ; on a été obligé de dresser des catalogues des expressions américaines. »

 

 

« Quant aux poètes américains, leur langage a de l’agré­ment ; mais ils s’élèvent peu au-dessus de l’ordre commun 3. Cependant, l’Ode â la Brise du soir, le Lever du soleil sur la montagne, le Torrent, et quelques autres poésies méritent d’être parcourues. Haileck a chanté Bot­zaris expirant, et Georges Hill a erré parmi les ruines de la Grèce «« O Athènes ! dit-il, c’est donc toi, reine soli­taire, reine détrônée ! ... Parthénon, roi des temples, tu as vu les monuments tes contemporains laisser au temps dérober leurs prêtres et leurs dieux »





1 Wieland ou la Transformation, de Charles Brockden Brown (1771-1810), date de 1795.

2. Titre du célèbre roman noir de Wil­liam Godwin, paru en 1794.

3. Formule assez désinvolte envers Bryant, Longfellow, Lydia Sigourney, dont Chateaubriand énumère ensuite quelques titres.

 

 

Celle « Il me plaît, à moi voyageur aux rivages de l’Hellénie et de l’Atlantide, d’entendre la voix indépendante 2 d’une terre inconnue. à l’antiquité gémir sur la liberté perdue du vieux monde. Des poètes américains philhellènes, dont les citations (la seconde, sujette à caution) servent de conclusion, à vrai dire médiocre, à ce chapitre

 



(6) DANGERS POUR LES ÉTATS-UNIS.

 

« Mais l’Amérique conservera-t-elle la forme de son gouvernement ? Les États ne se diviseront-ils pas ? un député de la Virginie n’a-t-il pas déjà soutenu la thèse de la liberté antique avec des esclaves, résultat du paga­nisme, contre un député du Massachusetts, défendant la cause de la liberté moderne sans esclaves, telle que le Christianisme l’a faite ?»

« Les États du nord et du midi ne sont-ils pas opposés d’esprit et d’intérêts ? Les États de l’ouest, trop éloignés de l’Atlantique, ne voudront-i ls pas avoir un régime à part ? D’un côté, si l’on augmente le pouvoir de la prési­dence, le despotisme n’arrivera-t-il pas avec les gardes et les privilèges du dictateur ?»

 

« L’isolement des États-Unis leur a permis de naître et de grandir : il est douteux qu’ils eussent pu vivre et croître en Europe. La Suisse fédérale subsiste au milieu de nous : pourquoi ? parce qu’elle est petite, pauvre, cantonnée au giron des montagnes ; pépinière de soldats pour les rois, but de promenade pour les voyageurs

 

« Séparée de l’ancien monde, la population des États-Unis habite encore la solitude ; ses déserts ont été sa liberté : mais déjà les conditions de son existence s’altèrent. »

 

« L’existence des démocraties du Mexique, de la Colom­bie, du Pérou, du Chili, de Buenos-Aires, toutes, troublées qu’elles sont, est un danger. Lorsque les États-Unis n’avaient auprès d’eux que les colonies d’un royaume transatlantique, aucune guerre sérieuse n’était probable ; maintenant des rivalités ne sont-elles pas à craindre? que de part et d’autre on coure aux armes, que l’esprit mili­taire s’empare des enfants de Washington, un grand capi­taine pourra surgir au trône :la gloire aime les couronnes.»




« J’ai dit que les États du nord, du midi et de l’ouest étaient divisés d’intérêts ; chacun le sait : ces États rompant l’union, les réduira-t-on par les armes ? Alors, quel ferment d’inimi­tiés répandu dans le corps social ! Les États dissidents maintiendront-ils leur indépendance ? Alors, quelles dis­cordes n’éclateront elles pas parmi ces États émancipés ! Ces républiques d’outre-mer, désengrenées, ne formeraient plus que des unités débiles de nul poids dans la balance sociale, ou elles seraient successivement subjuguées par l’une d’entre elles. (Je laisse de côté le grave sujet des alliances et des inter­ventions étrangères). Le Kentucky, peuplé d’une race d’hommes plus rustique, plus hardie et plus militaire, semble­rait destiné à devenir l’État conquérant. Dans cet État qui dévorerait les autres, le pouvoir d’un seul ne tarderait pas à s’élever sur la ruine du pouvoir de tous. »

 

« J’ai parlé du danger de la guerre, je dois rappeler les dangers d’une longue paix. Les États-Unis, depuis leur émancipation, ont joui, à quelques mois près, de la tran­quillité la plus profonde : tandis que cent batailles ébran­laient l’Europe, ils cultivaient leurs champs en sûreté. De là un débordement de population et de richesses, avec tous les inconvénients de la surabondance des richesses et des populations. »

 

« Si des hostilités survenaient chez un peuple imbelle1, saurait-on résister ? Les fortunes et les moeurs consenti­raient-elles à des sacrifices ? Comment renoncer aux usances câlines 2, au confort, au bien-être indolent de la vie ? La Chine et l’Inde, endormies dans leur mousseline, ont constamment subi la domination étrangère. Ce qui convient à la complexion d’une société libre, c’est un état de paix modéré par la guerre, et un état de guerre attrempé1 de paix. Les Américains ont déjà porté trop longtemps de suite la couronne d’olivier : l’arbre qui la fournit n’est pas naturel à leur rive. »

 


« L’esprit mercantile commence à les envahir ; l’intérêt devient chez eux le vice national. Déjà, le jeu des banques des divers États s’entrave, et des banqueroutes menacent la fortune commune. Tant que la liberté produit de l’or, une république industrielle fait des prodiges ; mais quand l’or est acquis ou épuisé, elle perd son amour de l’indé­pendance non fondé sur un sentiment moral, mais pro­venu de la soif du gain et de la passion de l’industrie. »


 

 

« De plus, il est difficile de créer une patrie parmi des États qui n’ont aucune communauté de religion et d’inté­rêts, qui, sortis de diverses sources en des temps divers, vivent sur un sol différent et sous un différend soleil. Quel rapport y a-t-il entre un Français de la Louisiane, un Espa­gnol des Florides, un Allemand de New-York, un Anglais de la

 

1.Latinisme : sans entraînement militaire, pacifique.  

2. Expres­sion composite. Usance est un mot usuel de la langue du XVIe siècle coutume, habitude. En revanche câlin est un mot beaucoup plus spécial et récent. Il a désigné longtemps cette sorte de cajolerie niaise qui peut accompagner une demande. Comme exemple du sens qu’il a ici (déli­cat), T.L.F. cite un passage des Maîtres sonneurs de G. Sand (1853) peut- être est-ce un emploi provincial ?

 

Nouvelle-Angleterre, de la Virginie, de la Caroline, de la Georgie, tous réputés Américains ? Celui-là léger et duelliste ; celui-là catholique, paresseux et superbe ; celui-là luthérien, laboureur et sans esclaves ; celui-là anglican et planteur avec des nègres ; celui-là puritain et négociant ; combien faudra-t-il de siècles pour rendre ces éléments homogènes!»

 

« Une aristocratie chrysogène 2 est prête à paraître avec l’amour des distinctions et la passion des titres. On se figure qu’il règne un niveau général aux États-Unis : c’est une complète erreur. Il y a des sociétés qui se dédaignent et ne se voient point entre elles ; il y a des salons où la morgue des maîtres surpasse celle d’un prince allemand à seize quartiers. Ces nobles plébéiens aspirent à la caste, en dépit du progrès des lumières qui les a faits égaux et libres. Quelques-uns d’entre eux ne parlent que de leurs aïeux, fiers barons, apparemment bâtards et compagnons de Guillaume-le-Bâtard. Ils étalent les blasons de chevale­rie de l’ancien monde, ornés des serpents, des lézards et des perruches du monde nouveau. Un cadet de Gascogne abordant avec la cape et le parapluie au rivage républi­cain, s’il a soin de se surnommer marquis, est considéré sur les bateaux à vapeur.




« L’énorme inégalité des fortunes menace encore plus sérieusement de tuer l’esprit d’égalité. Tel Américain possède un ou deux millions de revenu ; aussi, les Yan­kees de la grande société ne peuvent-ils déjà plus vivre comme Franklin : le vrai gentleman, dégoûté de son pays neuf, vient en Europe chercher du vieux ; on le rencontre dans les auberges, faisant comme les Anglais, avec l’ex­travagance ou le spleen, des tours en Italie. Ces rôdeurs de la Caroline ou de la Virginie achètent des ruines d’ab­bayes en France, et plantent, à Melun, des jardins anglais avec des arbres américains. Naples envoie à New-York ses chanteurs et ses parfumeurs, Paris ses modes et ses baladins, Londres ses grooms et ses boxeurs : joies exo­tiques qui ne rendent pas l’Union plus gaie. On s’y diver­tit en se jetant dans la cataracte de Niagara, aux applaudissements de cinquante mille planteurs, demi-sau­vages que la mort a bien de la peine à faire rire. »

 

« Et ce qu’il y a d’extraordinaire, c’est qu’en même temps que déborde l’inégalité des fortunes et qu’une aristocratie commence, la grande impulsion égalitaire au dehors oblige les possesseurs industriels ou fonciers à cacher leur luxe, à dissimuler leurs richesses, de crainte

 

1. Mélangé, mouillé (du vin trempé), adouci ou tempéré. Usuel au xvie siècle.    

2. Engendrée par la richesse, capitaliste. Ce néologisme à étymologie grecque rappelle avec humour les titres byzantins

 

 

 

d’être assommés par leurs voisins. On ne reconnaît point la puissance exécuti­ve ; on chasse à volonté les autorités locales que l’on a choisies, et on leur substitue des autorités nouvelles. Cela ne trouble point l’ordre ; la démocratie pratique est obser­vée, et l’on se rit des lois posées par la même démocratie, en théorie. L’esprit de famille existe peu ; aussitôt que l’en­fant est en état de travailler, il faut, comme l’oiseau emplumé, qu’il vole de ses propres ailes. De ces généra­tions émancipées dans un hâtif orphelinage et des émigra­tions qui arrivent de l’Europe, il se forme des compagnies de nomades qui défrichent les terres, creusent des canaux et portent leur industrie partout sans s’attacher au sol ; elles commencent des maisons dans le désert où le propriétaire passager restera à peine quelques jours. »



 

« Un égoïsme froid et dur règne dans les villes ; piastres et dollars, billets de banque et argent, hausse et baisse des fonds, c’est tout l’entretien ; on se croirait à la Bourse ou au comptoir d’une grande boutique. Les journaux, d’une dimension immense, sont remplis d’expositions d’affaires ou de caquets grossiers. Les Américains subiraient-ils, sans le savoir, la loi d’un climat où la nature végétale paraît avoir profité aux dépens de la nature vivante, loi combattue par des esprits distingués, mais que la réfuta­tion n’a pas tout à fait mise hors d’examen ? On pourrait s’enquérir si l’Américain n’a pas été trop tôt usé dans la liberté philosophique, comme le Russe dans le despo­tisme civilisé. »

 

57. « En somme, les États-Unis donnent l’idée d’une colonie et non d’une patrie-mère : ils n’ont point de passé, les moeurs s’y sont faites par les lois. Ces citoyens du Nou­veau-Monde ont pris rang parmi les nations au moment que les idées politiques entraient dans une phase ascen­dante : cela explique pourquoi ils se transforment avec une rapidité extraordinaire. La société permanente semble devenir impraticable chez eux, d’un côté par l’extrême ennui des individus, de l’autre par l’impossibilité de rester en place, et par la nécessité de mouvement qui les domine : car on n’est jamais bien fixe là où les pénates sont errants. Placé sur la route des océans, à la tête des opinions progressives aussi neuves que son pays, l’Amé­ricain semble avoir reçu de Colomb plutôt la mission de découvrir d’autres univers que de les créer 1.

 

1.      Dans ces chapitres du Livre VIII sur les États-Unis, Chateau­briand reprend une partie des conclusions de son Voyage en Amérique, mais il tempère son enthousiasme pour les « prodiges de la liberté ». ii accentue même dans un sens plus critique, après 1840, le jugement favorable qu’il avait porté sur la nouvelle République américaine en 1827. Ces inquiétudes croissantes sur son avenir, voire ce pessimisme aristocratique, correspondent à une évolution générale des esprits dans la France des années 1835-1840 (voir Stendhal).

 

 

 

 

58. « Le Français, si amoureux des femmes, se passe très bien d’elles dans une multitude de soins et de travaux ; l’Allemand ne peut vivre sans sa compagne ; il l’emploie et l’emmène partout avec lui, à la guerre comme au labour, au festin comme au deuil.

 « En Allemagne, les bêtes mêmes ont du caractère tempéré de leurs raisonnables maîtres. Quand on voyage, la physionomie des animaux est intéressanteà observer. On peut préjuger les mœurs et les passions des habitants d’une contrée à la douceur ou à la méchanceté, à l’allure apprivoisée ou farouche, à l’air de gaîté ou de tristesse de cette partie animée de la création que Dieu à soumise à notre empire ».

 

Chauteaubriand, Mémoirres d’Outre-tombe, Livre quarante- unième- Chapitre 2.

 

Qui, à jamais vu, au Québec un cochon gambader joyeusement dans une prairie ?

 

Et pourtant, le Québécois de souche, parce que cochon lui-même, prétend être grand éleveur de cette pauvre bête. En fait cette bête est élevée en stabulation à l’année longue. Que peut donc valoir la viande d’un animal qui ne voit ni le jour ni la nuit ni le soleil ni la lune ni les étoiles ? À notre avis rien du tout, C’est du poison. Le porc du Québec est du poison et son éleveur un empoisonneur public

 

59.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


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